Solidays 2005, Day 2

Pas de pluie en ce début de deuxième jour, il semblerait même que le soleil daigne se montrer dans le courant de la journée. Les premiers festivaliers envahissent les lieux, le premier concert n’est prévu qu’à 15 heures. Le programme est copieux, avec notamment Garbage en tête d’affiche.
C’est AqME qui s’y colle, jeune groupe métal français, qu’on compare facilement à leurs compères de Watcha ou Pleymo. Le public est jeune, les premières notes sortent des amplis, un son bien lourd, un de ceux qui vous font vibrer les tympans pendant des heures. Un live qui s’avère bien sympathique, la rage du chanteur est assez impressionnante.
Dans la branche “excités”, le concert suivant se pose là, les Svinkels et leur hip hop des familles, déboulent à l’ancienne. Ca plaît visiblement, puisque les spectateurs se pressent par centaines devant la scène Bagatelle. Pas le concert de la journée, encore moins celui de l’année!
Vient l’heure de l’hommage aux bénévoles, ils sont plus de 650 à oeuvrer sur ce festival, il faut bien dire que sans eux, l’événement ne pourrait pas avoir lieu. Un travail de tous les instants, récompensé par un passage sur la grande scène et une véritable ovation du public, un moment de forte émotion sur un fond de “I Will Survive”.
18h, direction la salle d’interview, pour la conférence de presse du Peuple de l’Herbe, le groupe lyonnais, qui se produira dans la soirée, répond aux questions des quelques journalistes présents (voir interview). Il fait franchement beau, et c’est tant mieux pour la suite des évènements.
La suite, c’est le concert monstrueux des Ogres de Barback, donné sous le chapiteau. Des scènes hallucinantes dignes d’un concert de métal, à savoir : des slams, pogos et mouvements de foule, si impressionnants que le chanteur prendra la parole à plusieurs reprises pour calmer la masse. On appelle ça un concert de folie ! Musicalement, on peut difficilement faire plus festif, un, mélange d’accordéon, de guitare, de contrebasse … Vraiment envoûtant, les gens dansent jusque dehors, un grand moment de ce festival !
Aldebert n’est pas en reste, le chanteur surffe sur le succès des chansons à texte. Grosse affluence sous le chapiteau Domino, la même où Jeanne Cherhal avait connu le même accueil la veille. Aldebert est en forme, il saute partout, guitare en main, il est accompagné de sa bande de zicos. Tous ont le sourire aux lèvres, c’est tout le public qui s’en trouve sous le charme. On peut reprocher à ses chanteurs français de faire un peu tous la même chose en ce moment, on ne peut pas nier le succès rencontrer par Aldebert et ses histoires de petite amie et autres sujets de la vie de tousles jours.
Juste le temps de se rendre sous le Dôme pour la representation de celui qui avait fait chavirer la jeunesse française avec son morceau “Jeune et con”, j’ai nommé Damien Saez. Un bruit sourd envahit la salle couverte, les cris aigüs féminins sont amplifiés par le côté fermé de la salle. Les boules Quies sont de rigueur! La folie s’empare définitivement du dôme quand Saez fait son apparition, habillé d’une chemise et d’une cravate rouge, le (presque) sosie de Johnny Depp deverse un son electrique sur des paroles teintées de mélancolie, comme d’habitude. Les morceaux du dernier album sont à l’honneur, le public, lui est acquis à la cause du belâtre depuis bien longtemps. Au même moment, jouait Mass Hysteria sur la scène Bagatelle. Au prix d’un footing de fin de journée, il était possible de se rendre à l’autre bout du festival pour y glâner quelques photos et impressions. A ceux qui pensaient que Mass Hysteria était rentré dans le rang avec le dernier album, il suffisait de jeter un oeil amusé sur la foule pour s’apercevoir que la magie opère toujours. Le public se dechaîne sur les riffs du guitariste. Ce dernier attendrit les foules en embrassant sa petite fille, qui aura sans doute échappé à la vigilance de sa nounou ! Un set énérvé, pour la plus grande joie des centaines de festivaliers présents sur le concert …
Comme à Evreux, Garbage fait figure de tête d’affiche ici. Le groupe se la joue papamobile puisqu’ils accèdent à la scène par des véhicules entourés de 4 hommes de la sécurité. Puis le show démarre, le groupe semble un peu perdu devant l’immensité de la scène, puis Shirley débarque. Elle est sublime, dans son ensemble rouge, casquette vissée sur la tête, un démon déguisé en maîtresse de scène ! Le groupe propose un nouveau set, accentue les morceaux du nouvel album et finira par les grands classiques, à l’image de “Only happy when it rains”. La prestation a de l’allure, Shirley se mettant le public dans la poche en bredouillant quelques mots de français, nous retiendrons les plus importants : “Sortez couverts”!
On se dirige vers une fin de soirée paisible, du moins, c’est ce que l’on pense. Le Peuple de l’Herbe en décide autrement, les allumés de Lyon mettent le feu à la scène Bagatelle. Les morceaux du dernier album “Cube”, connaissent un véritable succès auprès des connaisseurs (et des autres). Style musical pas facile à décrire, eux mêmes n’en ayant pas la moindre idée, on penche tout de même vers un mélange d’electro - dub, le tout frappé par des musiciens enragés. Le nouveau MC tient le haut de l’affiche.
Pour conclure cette journée bien remplie, qui s’avère aussi la plus prolifique en terme de fréquentation, Solidays avait décidé de programmer un groupe festif et porteur de joie : La Rue Ketanou. Un réel engouement du public pour un groupe pas prise de tête. Ils sont là pour s’amuser, et le public joue avec eux, Une véritable fanfare s’est emparée de la scène Paris, du bonheur pour les yeux et les oreilles. La Rue Ketanou fait partie de cette génération de groupe (avec Les Ogres de Barback ou Debout sur le Zinc) qui ont eu pour mission de divertir le peuple. Ca marche. Il est temps de prendre un peu de repos avant d’entamer un dernière journée pleine de curiosités.