Au suivant !

Jo, la trentaine, Parisienne, est directrice de casting. Des hommes, elle en voit passer tous les jours. Elle en voit tellement passer qu’elle ne les voit plus. Avec son planning surbooké, où elle conjugue stress, comédiens ratés, publicitaires nébuleux, squatteurs et autres metteurs en scènes egocentriques, sa vie sentimentale est un désastre. Elle va croiser le chemin de Bernard, doux-rêveur obstiné et radicalement opposé à l’homme idéal qu’elle imagine. En plus, il n’est même pas comédien…
On prend des comédiens à la mode (Lamy et Cornillac), on les balance dans un scénario qui est à la croisée de Bridget Jones (la célibataire endurcie) et Hélène et les Garçons (pour le niveau très intellectuel du film), et on obtient une de ces perles françaises de la même lignée que San Antonio ou l’Américain. Au suivant !
Il n’y a absolument rien à dire sur cette farce. Car oui, on ne peut pas appeler ce film autrement. On nous aguiche avec des acteurs qui ont la cote, mais il faut avouer qu’avec Brice de Nice et Au Suivant, le duo Lamy / Cornillac enchaîne bouse sur bouse. Les gags sont vus et revus, le duo que tout sépare, plus ou moins inventé avec brio par Veber avec les Compères ou la Chèvre, commence à dater, et le niveau de scénario est à raz les paquerettes.
Rien ne fait rire, le spectateur n’a qu’une envie : partir avant la fin de la séance. Bref, inutile de s’attarder sur ce “film”, Jeanne Biras au lieu de passer derrière la caméra, aurait dû rester directrice de casting comme à l’époque de la Prophétie des Grenouilles. Dommage.