La Guerre des Mondes

Ray Ferrier est un docker divorcé et un père rien moins que parfait, qui n’entretient plus que des relations épisodiques avec son fils Robbie, 17 ans, et sa fille Rachel, 11 ans. Quelques minutes après que son ex-femme et l’époux de cette dernière lui ont confié la garde des enfants, un puissant orage éclate. Ray assiste alors à un spectacle qui bouleversera à jamais sa vie…
Retour (gagnant) du tandem Spielberg / Cruise. Après le film d’anticipation “Minority Report”, les 2 compères s’attaquent à l’oeuvre magnifique de Welles, qui fut déjà adapté jadis par Byron Haskin en 1954. Le spectateur 2005 s’en prend plein les mirettes et les ouies, le casting est tout simplement parfait, et les tripodes plus effrayants que jamais. Préparez vos popcorns, c’est du bon gros blockbuster à l’américaine, avec toutefois une dimension psychologique très importante …
Quand gamin on a lu le livre, et vu le film de 1954, on a forcément des images qui restent, où notre imaginaire s’est construit une symbolique. On va au cinéma voir la Guerre des Mondes pour voir LE blockbuster de l’été. Et pendant toute la première partie du film, on est en plein dedans : Bing Bang Boom, ça blaste de partout, avec des effets visuels vraiment stupéfiants. Puis grâce au scénario bien ficelé, et les acteurs très bien choisis (mentions spéciales à Tom Cruise et Dakota Fanning, tout simplement prodigieux), le film devient plus psychologique. On passe de créatures immenses à des humains qui luttent pour leur survie, passant par des stades propre à cette situation : l’homme semble n’être qu’un rongeur, qui est prêt à oublier sa condition à partir du moment où il peut éviter la mort au détriment de ses congénères. On peut considérer également cette nouvelle mouture comme un clin d’oeil au terrorisme suite aux événements du 11 septembre …
Cette ambiance claustrophobe, accentuée de manière permanente, transforme la thématique de science-fiction à une épouvante tyrannique : l’homme n’est plus le maître de son monde.
La fin pourra décevoir face à cette avalanche d’adrénaline instaurée avec intelligence par Spielberg, qui ne cesse de montrer sa maitrise à amener le spectateur là où bon lui semble. Mais qu’importe, le film est bon (mais n’est pas très bon !) et c’est tout ce qui compte. La réalisation est parfaite, certains plans photos sublimes, les couleurs travaillées, la musique très symphonique … alors avec ou sans popcorn, vous avez tout l’été pour vous dire que nous ne sommes peut-être pas seuls dans l’Univers …