Made Out of Babies (+ HKY + Parween) au Klub

Ce soir, je reprends du service et comme il ne faut jamais faire dans la facilité, Rod m’a demandé de passer au Klub, salle parisienne de 50 mètres carré où l’éclairage se résume à deux ou trois bols LEDs. Comme le fait de ne pas avoir de lumière ne suffisait pas, les groupes seront du genre sur-vitaminés et ça va bouger fort. Ca faisait très longtemps que je n’avais pas écouté du bon gros son, des trucs à décoller le cerveau, je ne ferai pas la fine bouche. Ce soir, le lieu recevra trois groupes : HKY, Parween et Made Out Of Babies.
- Date : 17.08.08
- Adresse : 14 rue saint-denis 75004 Paris
- Web : www.myspace.com/leklub
HKY (web)
HKY @ Le Klub, Paris | 17.08.2008
Photos par Chris CB • 17-08-08 • Voir les 16 photos »
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| FlickRSur la scène et à côté, une guitare, une basse, une batterie et deux claviers. HKY c’est du gros son, du bien lourd avec instrus saturés, un chanteur qui donne tellement de la voix que le micro ne suit pas … mais alors que je les attendais sur des rythmes à dégommer du métronome, HKY a pris le parti de jouer dans le downtempo. Un mélange assez étrange, très black, fantasy presque ambiant quelquefois. Lent certes, mais ça n’en est pas moins violent comme des coups de butoir contre une porte. Le « chanteur» ne fera qu’appuyer la violence de l’ambiance, impossible de comprendre la moindre parole. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’il y ait des textes écrit. Mais ça n’a aucune espèce d’importance, le feeling d’une noirceur presque impénétrable passe. Côté jeu de scène, vu la taille microscopique de la scène, il est difficile pour les musiciens, qui sont quand même cinq, de faire plus que secouer frénétiquement la tête. J’ai donc eu un peu l’impression d’être en club, où finalement, il n’y a que très peu de relation avec le public. Maintenant, je ne suis pas certain qu’ils auraient pu faire mieux.
Parween (web)
Parween @ Le Klub, Paris | 17.08.2008
Photos par Chris CB • 17-08-08 • Voir les 31 photos »
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| FlickRAllez, hop, c’est le second groupe, on accélère un peu le pas. Le nombre de BPM passe de 60 à 90. On est toujours dans le bourrin, mais sans les sons synthétiques. Certains disent que c’est du Hardcore, d’autre du scremo, mais comme je ne sais pas ce que c’est que tout ça, je le mets dans la boite thrash métal qui chez moi est le savant mélange de punk et de métal. Personnellement, j’ai aimé leur musique et la présence extraordinaire de Mikaël leur beugleur (chanteur pour ce genre de groupe, c’est pour moi le terme qui va bien). La guitare passe du pilonnage en règle a coup d’accords à 2 cordes à peine saturés aux sonorités presque blues en passant par des arpèges cristallines. C’est violent, c’est noir, c’est pas pour les enfants, c’est très très sous la terre et c’est étonnant. Si vous aimez les choses nouvelles, allez faire un tour à un de leurs concerts, franchement ça vaut le détour.
Made Out Of Babies (web)
Made Out Of Babies @ Le Klub, Paris | 17.08.2008
Photos par Chris CB • 17-08-08 • Voir les 24 photos »
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| FlickRVoilà un groupe qui arrive en France des bas quartier de New York pour jouer dans des petites salles comme le Klub où l’entrée est à peine à 10€. J’ai toujours été fasciné par cette énergie qui pousse certains musiciens à faire des milliers de kilomètres pour jouer devant un public de passionnés. Evidemment, Paris n’est qu’une des nombreuses dates de leur tournée, mais quand même (à ce propos, leur affiche est vraiment très belle). Vous l’aurez compris, la soirée est placée sous le signe de l’agressivité. La chanteuse Julies Christmas arrive sur scène avec sa petite robe rouge, des petites sandales avec des socquettes dedans. Elle se serait faite des couettes, on aurait presque crû avoir à faire à une chanteuse de twist. Bon, cette première impression sera plus qu’éphémère : un cri de rage, un batteur torturant ses fûts, soutenu massivement par une guitare et une basse et l’on nous fera vite passer du bonbon sucré au citron vert acide / amère. Julie, totalement habitée par l’univers que dégage le groupe, changera de « personnage» durant les chansons : tantôt à travers une voix claire et pure, puis en métamorphosant subitement ses parties vocales en chants psychotiques où les cris de douleur ponctuent des mélodies agressives qu’elle lancera à la gueule du public tout en se griffant le visage : difficile de sortir indemne d’un tel spectacle, et encore moins de rester stoïque. Dès lors, dans la salle, les pogos démarrent, signe que le groupe fait mouche auprès du public de connaisseurs qui s’est réuni en ce dimanche soir. Aucun répit durant cette prestation exceptionnelle : ceux qui sont venus pour recevoir une énergie démentielle, torturée et parfois inhumaine ont été plus que comblés.
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Connaissant les conditions de lumière pour la photo au Klub, bravo pour ces sets !