Selon Charlie

Une ville au bord de l’Atlantique, hors saison. Trois jours, sept personnages, sept vies en mouvement, en quête d’elles-mêmes, qui se croisent, se ratent, se frôlent, se percutent et qui en se quittant, ne seront plus jamais les mêmes.
Ce film était attendu, il devait être un événement majeur de la rentrée du cinéma français, porté par un quatuor d’acteurs de haut standing. La mayonnaise n’a pas pris, la faute a une histoire trop molle, à des longueurs et à quelques clichés. Une déception à la hauteur de l’attente…
Bien sûr Nicole Garcia a travaillé de manière stylée, en mettant l’accent sur le caractère des personnages, la croisée de leur destin, leur but commun (la recherche de soi, de sa vérité), mais pour quel résultat ? Une manière de filmer à la fois douce et intrigante, celle là même dont la cinéaste avait usé pour ‘L’adversaire’ il y a quelques années. A nouveau un portrait d’hommes, à nouveau une collaboration avec Jean-Pierre Bacri, après ‘Place Vendôme’ en 1998. Rien à redire sur la distribution, puisque ce n’est pas moins de quatre acteurs ‘poids lourd’ du grand écran que l’on retrouve aux prises ici. Pour accompagner le toujours grincheux Bacri, il y a Vincent Lindon, en mari frivole, Benoît Magimel en professeur insipide et Benoît Poelvoorde, aussi paumé que son personnage. Vraiment, il y avait quelque chose de mieux à faire avec ces comédiens là.
La mise en scène brouillonne n’occulte pas de beaux moments, joliment mis en musique. Le montage a du ressembler à un casse tête, comment expliquer la présence du jeune joueur de tennis, ses brèves apparitions ? Quel intérêt ? A trop vouloir en faire, on s’y perd, c’est à la fois trop simple et trop compliqué, la croisée des destins ne fonctionne que jusqu’à un certain point, il y a là malheureusement trop de fils à la pelote. Le jeune Ferdinand Martin (Charlie) est le catalyseur, le régulateur de tous ces messieurs pas propres sur eux, un peu complice, un peu ange gardien, on a de toute façon du mal à y croire. La montagne accouche d’une souris, pour l’événement de la rentrée, il faudra repasser…
Les acteurs sont géniaux, nottament, Lindon, Magimel, cependant, étudier 7 presonnages, c’est enorme, mm trop, un a dû etre dailleurs sacrifié (le tennis-man). Ce film est…”grisâtre”.