Myriam - Alexander Pub

L’Alexander Pub portait déjà ce nom quand Myriam s’est approprié les lieux, voilà déjà un an. Myriam est du genre à ne pas tenir en place, elle trouve tout de même un petit quart d’heure pour se poser et faire le point, avec nous, sur cette année écoulée.
Voilà déjà un an que tu diriges l’Alexander, quel bilan peux tu faire de cette première année ?
Le bilan est très positif, je suis ravie de m’être installée dans le quartier. C’est très vivant, la clientèle y est très sympa. Je n’ai jamais eu de problèmes, pas de bagarres ou quoi que soit. Je suis une femme dans un établissement de nuit, tout va bien. Si c’était à refaire, je ferais la même chose.
Etais-tu déjà dans le milieu de la nuit avant de reprendre cette affaire ?
Non, pas du tout. Je tenais un bar – tabac à la campagne, avec ma sœur. Nous avions acheté une petite affaire tombée que nous avons redressée en deux ans. J’ai pris mes billes pour venir m’installer à Rouen. Ma sœur est restée à Villers Ecales. Je voulais absolument bosser la nuit, l’opportunité de venir ici s’est présentée, je n’ai pas hésité. Je cherchais un pub, c’est très difficile à trouver. On m’a proposé des bars de nuit, mais je voulais un pub avec moquette et boiseries. Quand j’ai visité l’Alexander, j’ai craqué.
Quelles sont les idées que tu aimerais développer cette année ?
J’aimerais beaucoup ouvrir le matin. Je n’ouvre qu’à 16 heures alors qu’il y a le potentiel clients pour ouvrir à 10 heures. C’est un projet, pour l’instant, j’ai un employé à mi temps, ça tourne bien comme ça. J’organise maintenant un ou deux concerts par mois. J’ai du mal à faire des soirées à thème, je pense que l’établissement ne se prête pas à ça. Toutes les soirées organisées ici n’ont pas forcément bien fonctionné. Les meilleures soirées sont encore celles improvisées.
Les groupes qui viennent jouer ici, tu veux en faire un rendez vous régulier ?
Oui, j’aimerais faire jouer des groupes au moins une fois par jour. Les groupes à quatre musiciens prennent un peu de place. Ganesh EKB et Belladonne étaient deux supers concerts, mais j’aimerais privilégier les duos. Il y en aura d’ailleurs un pour la soirée anniversaire, le 1er Avril, avec d’autres surprises également.
Quelle clientèle fréquente l’Alexander ?
Je n’ai pas beaucoup d’étudiants, c’est vrai que les prix sont assez élevés. Ma clientèle se situe plutôt dans la tranche 25 – 50 ans, voire 60 ans le dimanche matin, j’ouvre pour le marché de la place St Marc qui se trouve à côté. C’est sympa, on se fait un petit buffet vin blanc jusqu’à 16 heures. Ce n’est pas spécialement un objectif d’avoir une clientèle étudiante. J’ai une clientèle de bons consommateurs, des gens agréables. Les étudiants prennent de la place pour pas grand-chose, je m’entends mieux avec les gens plus âgés.
C’était un rêve pour toi de t’installer à Rouen ou bien d’autres villes te faisaient envie ?
Ce n’était pas spécialement un rêve d’être à Rouen, j’y ai fait toute ma scolarité. En fait, j’en avais ras le bol de la campagne, on peut dire que Rouen est un démarrage. Je suis là jusqu’en 2010, au moins, on verra ensuite si d’autres opportunités se profilent. Je ne suis pas attachée à Rouen.
Je n’ai rien à voir avec d’autres patrons de bar de nuit. C’est plutôt égoïste comme milieu, c’est chacun pour soi , il n’y a pas de solidarité. J’imaginais que l’on pourrait tous travailler main dans la main, or ce n’est pas du tout le cas.
Comme le veut la coutume, nous te laissons une petite tribune libre, si tu as des choses à exprimer, c’est maintenant !
J’aurais juste un coup de gueule contre les gens qui jugent sans connaître. Les gens ont tendance à mettre des étiquettes alors qu’ils ne te connaissent pas et qu’ils ne t’ont jamais vu. C’est dommage. En ce qui concerne le milieu de la nuit, je me reconnais chez certains, des patrons qui ont la même mentalité que moi. Je n’ai rien à voir avec d’autres patrons de bar de nuit. C’est plutôt égoïste comme milieu, c’est chacun pour soi , il n’y a pas de solidarité. J’imaginais que l’on pourrait tous travailler main dans la main, or ce n’est pas du tout le cas.
coucou mimi c alicia je te fais de gros bisous