Le HibOO

Le Cercle - The Ring 2

Six mois après les horribles événements qui leur avaient fait fuir Seattle, Rachel Keller et son jeune fils Aidan se sont réfugiés à Astoria, dans l’Oregon. La journaliste espère oublier ses épreuves dans cette paisible bourgade côtière, mais de nouvelles menaces ne tardent pas à planer sur sa vie. Un crime énigmatique, commis à l’aide d’une cassette trop familière, donne l’alerte : l’esprit de Samara n’a pas renoncé à sa vengeance et Rachel va devoir enquêter sur le lointain passé de la fillette pour arrêter le cycle infernal de ses violences maléfiques…

Samara et son puits sont de retour !!! Après un remake franchement réussi, emmené par 2 comédiens talentueux (la ‘kidmanienne’ Naomi Watts et le très troublant David Dorfman), la suite présente davantage d’action et d’effets spéciaux spectaculaires. Cependant …

Niveau réalisation, rien à redire : même si le travail de Gore Verbinski était irréprochable sur le premier opus, la deuxième mouture a profité du créateur de ce film mythique, en l’occurence Hideo Nakata. Cela se ressent sur beaucoup de plans, avec un esthétisme incroyable. Les effets spéciaux ont été (trop ?) revus à la hausse, et paradoxalement on s’en plaindrait presque : des films comme Ring, Dark Water n’ont nullement besoin d’effets, puisque la trame fantastique sert avant tout un film angoissant, jouant davantage sur le montage et la musique.

Que les puristes ne se sentent pas trahis ou spoliés par cette suite : en effet, il ne s’agit pas d’un remake de Ring 2, mais bel et bien d’une autre vision possible de la suite du premier épisode, une sorte de suite alternative … certains apprécieront, d’autres non. Assez orientée action, exorcisme, la tournure des événements pourra décevoir, l’effet novateur du premier opus ayant disparu.

On regrettera certains passages ratés (les cerfs), et on jubilera devant des scènes anthologiques (la remontée du puits, l’une des scènes les plus angoissantes, ou celle du bain). Les notes lugubres de Hans Zimmer font mouche, et le duo du premier épisode explose … le tandem Naomi Watts / David Dorfman est tout aussi inquiétant que fascinant.

Le cercle du premier épisode désignait une sorte de maillon à tisser pour se refiler la malédiction de personne en personne : pour ne pas mourir, il fallait copier la cassette et la faire visionner par un autre. Le deuxième cercle est l’allégorie de l’amour, de la mère et de l’enfant : un cercle plus … familial. La fin laisse présager une suite : mais parfois, dès le premier épisode, il faut savoir s’arrêter.

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