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Jar City

Critique Film Jar City (La cité des Jarres) de Baltasar Kormakur | Memento Films - Sortie 10 septembre 2008

Inspecteur à Reykjavik, Erlendur enquête sur le meurtre d’un vieil homme apparemment sans histoire. La photo de la tombe d’une petite fille retrouvée chez la victime réveille pourtant une affaire vieille de quarante ans. Et conduit Erlendur tout droit à Jar City, surprenante collection de bocaux renfermant des organes, véritable fichier génétique de la population islandaise… (Fiche Allociné)

Best-seller islandais (c’est assez rare pour qu’on s’en souvienne) dès sa sortie en 2005, La Cité des jarres est aujourd’hui adaptée au cinéma par un certain Baltasar Kormakur. Pour ceux qui ne l’auraient pas compris d’emblée : on est très très loin des grandes productions américaines, des films bourrés d’événements renversants, des décors surprenants, des acteurs “troooop beaux”, etc. Ici, on est en Islande, cette île pauvre, peu peuplée, encore assez préservée par la mondialisation et la société de consommation. Ici, quand on mange sa tête de mouton le soir, on est content. Il fait froid aussi, la mer envoie continuellement ses rafales.

C’est donc dans cette atmosphère que se déroule l’enquête de l’inspecteur Erlendur. Sur un fond de meurtre et de maladies génétiques transmises lors d’un viol, il est aussi question de fichage génétique. Très actuel comme sujet, n’est-ce pas ? En effet, en Islande le dit fichage est obligatoire et fait partie de la vie de chacun. On voit d’ailleurs un entretien avec le responsable qui défend cette technique avec des arguments qu’on a tendance à retrouver dans la bouche d’un certain Nicolas … Bref, ceci n’est pas tant que ça le sujet. Le film est une adaptation d’un polar, c’est donc l’enquête policière qui domine le reste. Et qui le domine bien !

Critique Film Jar City (La cité des Jarres) de Baltasar Kormakur | Memento Films - Sortie 10 septembre 2008

Erlendur est absolument à sa place dans le rôle de l’inspecteur. Froid, fumeur invétéré, pratiquant d’un humour noir, indifférent,… et terriblement charismatique. Il nous emmène tout au long de l’enquête, crache sur les ripoux, tente de sauver sa fille junkie, et a une intuition de choc (ça c’est inévitable). Il déterre autant les secrets que les corps, et tient finalement le seul et unique rôle visible du film.

Pour ceux qui l’ont lu, sachez que même s’il est vrai – comme presque toujours - que le livre est mieux que le film, sachez qu’à ce niveau-là j’en suis à penser que les deux sont très proches. Une adaptation vraiment réussie, et qui, contrairement à ce qu’ils en disent dans les Inrocks, me donnent vraiment envie d’y aller, sur cette ‘petite’ île …

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