Le HibOO

[Franka / Hepatite X] baby doll à la Scène Bastille

La Scène Bastille, Paris - Concerts : Hepatite X - 15 septembre 2008

Pendant que l’hécatombe rose continue, la Scène Bastille accueille un public très hétéroclite ce soir, partagé assez équitablement entre moins de 15 ans et plus de 35 ans, pour une affiche déjà presque rodée, mais dans des conditions acoustiques de bien moins bonne qualité…

Hepatite X (web)

Le jeune trio qui compose Hepatite X n’a pas encore atteint la quinzaine, mais on se rend compte qu’en quelques mois de travail une certaine maturité est apparue dans le son du groupe … Sans renier le punk juvénile qui les caractérise toujours, on constate très vite que les pains ne sont pas légion, que les morceaux anciens évoluent vers un peu plus de complexité, que les nouveaux font preuve d’imagination et ne se cantonnent pas au classique couplet/refrain (il y a même du reggae blanc qui se balade de ci de là …), mais qu’on n’imagine pas une bande de jeunes freaks coupés du monde et ne vivant que pour la musique, loin de là : la scène est un lieu d’amusement et de plaisir, les attitudes sont naturelles et rafraîchissantes (la jeune bassiste qui remercie ses plus grands fans, qui ne dépassent pas les 8 ans…), et la bande d’amis n’explose pas sous la pression des égos, preuve en est donnée par la présence habituelle sur scène de l’inhabituel danseur… Si vous ajoutez à cela que la galère sur scène ne les démonte aucunement (une corde cassée ? pendant que le guitariste change lui-même sa corde, la section rythmique assure le spectacle !), vous comprendrez qu’on est un certain nombre à miser sur un avenir très intéressant pour le groupe, à plus ou moins brève échéance !

Franka (web)

On change de génération lorsque Franka arrive sur scène avec ses musiciens, et également de style puisque le quatuor (basse/batterie/2 guitares) est plus orienté classic rock aux influences hispanisantes… Avec un répertoire composé essentiellement de titres bien rodés avec ses précédentes formations, Franka utilise sa belle voix pour envoûter le public pas très nombreux mais enthousiaste, heureux de pouvoir enfin bénéficier d’un bon son pour apprécier à sa juste valeur la musique de la donzelle ! parfois les rythmes s’accélèrent, parfois ils ondulent plus, s’appuyant sur un groupe à la technique irréprochable, et si la chanteuse se retrouve seule, c’est le temps d’une réinterprétation du freemoney de Patti Smith tout en finesse, puis avec son guitariste de retour sur scène pour un duo sur living on the edge of the night d’Iggy Pop… Le batteur et le bassiste de nouveau en selle, c’est l’occasion de revenir avec ses propres morceaux, histoire de finir en beauté cette petite heure et demie (on est allé au bout de l’horaire toujours très strict ici), et de clore cette soirée bien sympa !

Laisser un commentaire

Pour afficher un avatar / votre photo avec votre commentaire, inscrivez-vous sur www.gravatar.com

* = champ obligatoire