Mes parents, mon beau-père et moi

Greg Focker est un brave infirmier qui accumule les déboires, les maladresses et les faux-pas. Soucieux de plaire à tout le monde et de faire oublier son nom grotesque, sa première entrevue avec ses futurs beaux-parents Jack et Dina Byrnes fut un concentré exemplaire de tout ce qu’il ne faut pas faire dans de telles circonstances. Entre-temps, les choses se sont arrangées, et Greg a même réussi à amadouer le terrifiant Jack et à intégrer son cercle de confiance. Pam et lui peuvent donc envisager le mariage, mais il reste à organiser une réunion entre les Byrnes et les Focker. Un paisible week-end en Floride dans la propriété de Bernie et Roz Focker -lui fervent libéral, elle sexologue militante- permettra enfin aux deux familles de lier connaissance. Un ultime examen de passage, qui ne devrait pas poser de problème …
Le duo Ben Stiller / Robert de Niro avait fait mouche avec le premier épisode. Mais rien en comparaison du quator Stiller / de Niro / Hoffman / Streisand. Un choc des cultures, une ode à l’amour et à ses valeurs, et à l’acceptation des différences. JU-BI-LA-TOIRE.
Bien sûr c’est bourré de bons sentiments, de démagogie puante et réactionnaire (il n’y a rien de mieux qu’une famille soudée pour être heureux …), mais le cheminement vers ce bonheur idyllique et utopique est parsemé de méchancetés, de suspicions, d’incompréhensions et de quiproquos, naissant de cultures et de points de vue opposés.
Parmi le plus fou de la troupe, Robert de Niro, qui est tout simplement la vedette de ce deuxième épisode. Ses mimiques de maffioso réac de père protecteur en font le personnage le plus déjanté de la troupe.
Voilà, tout ce qui pouvait être dit sur le film a été énoncé : des acteurs géniaux, un humour qui vous déride pour une décennie, et un rythme soutenu avec des trouvailles très amusantes. Résolument LA comédie qu’on attendait pour cette nouvelle année.