Iznogoud

Le grand vizir Iznogoud a pour unique ambition de devenir Calife à la place du Calife Haroun El Poussah. Cet être mauvais et risible est prêt à tout pour parvenir à ses fins…
La réalisation est superbe !!! L’esprit de la bande dessinée est sauvegardée, les décors très travaillées, ainsi que les couleurs. Musicalement, si l’on excepte les parties chantées par Youn, elles sont également d’excellente facture. Il n’y a aucun problème là-dessus : le film est fidèle, et on ne s’en plaint pas !
La critique principale concerne le casting : la production et la réalisation ont cherché à attirer tout une génération de public jeune : ainsi retrouve-t-on Youn, Dubosc, Magloire (oui oui … et quel ‘acteur’ formidable !!!) et bien sûr les potes de Youn en ‘guests’. Le regretté Jacques Villeret accomplit l’un de ses derniers ultimes rôles de benet, et on le plaint de finir sa courte carrière avec une telle production. La véritable surprise de ce casting pêle-mêle et racoleur est sans nul doute le tandem Kad et Olivier, en esprit Djinn hilarants. Certes, certains passages sont drôles (environ 10 mn), mais vous devrez vous farcir un Youn imitant Louis de Funès, un Youn essayant une fois de plus de vendre ses chansons débiles à travers un film / clip sans consistance. A vrai dire Youn est avant tout un commercial. Mais n’a pas l’étoffe d’un comique. Les fans apprécieront, les détracteurs (dont je fais parti) se trouveront confortés par le non talent de ce chanceux qui a fait rire la France entière grâce à sa pudeur inexistante.
Cependant, le film risque de cartonner à cause du décès de Jacques Villeret, les fans voulant sans doute lui rendre un dernier hommage en allant voir ce film. Le public ciblé est clairement jeune. Vous pouvez vous passer néanmoins de voir cette bouse commerciale, qui est avant tout un film de potes, mais la fraternité passe après l’humour, et à 8,50 euros la place, on s’en fiche un peu de voir un film sans saveur de ‘potes’ …