
Tracklist
- Quelque part
- Matin du café
- Un petit peu d'air
- De fil en aiguille
- Qu'en restera-t-il ?
- Je pars
- La petite Sibérie
- Le plancher des cieux
- J'aime dormir
- Intra muros
- Juanitita
- La Victoire de Samothrace
Felipecha – De fil en aiguille
(Au départ, j’étais parti pour écrire une petite brève amusée sur la possible analogie entre Marie Cherrier et Felipecha … mais une fois Deezer lancé, et afin d’éviter la paraphrase avec une eventuelle chronique ultérieure, ce billet s’est transformé et réajusté au fil de l’écoute … ok, vous n’en avez rien à foutre. Moi aussi, remarquez)
Le label At(H)ome, après avoir déversé dans la distortion granuleuse et crade, avec des formations brutales à l’instar d’AqME ou Lofofora, propose, depuis on va dire le duo Les Tit’ Nassels, des groupes de chanson française où toute notion de violence et de hargne est totalement inexistante. Avec Felipecha, le premier réflexe primaire, insufflé par le cerveau reptilien, est de comparer l’ensemble « de fil en aiguille » à la potentielle discographie accumulée qui sature les quelques neurones restant d’un cortex délabré par des années de musique de mauvais goût (en particulier les années 80, véritable torture mentale avec ses Leopold Nord et Vous, Partenaire Particulier, Lio, Sabine Paturel, voire pire, Dorothée, Chantal Goya, Bibi, Zouk Machine …). Et là, on pense de suite à Marie Cherrier.

Ceci n’est pas une énième divagation de ma part. D’ailleurs, cette analogie peut être vue comme un compliment (non ça l’est, en fait). Mais le timbre sensuel et de Charlotte (mais mais mais … c’est la choriste de Wax Tailor !) rappelle forcément la jolie Marie (les comparaisons, c’est naze, ouais ouais, j’assume) ; en d’autres termes, Felipecha, c’est un peu de la chanson française légère, douce et harmonieuse, sans jamais tomber dans la mièvrerie et le simplisme, sans prise de tête. Et c’est très loin d’être désagréable.
On notera par ailleurs l’effort apporté pour diversifier les titres ; ainsi se retrouve-t-on avec de petites perles avec une identité sonore singulière (un petit peu d’air, quelque part), même s’il faudra attendre l’ultime piste « La Victoire de Samothrace » pour apprécier à sa juste mesure le duo principal et se donner l’envie de rééecouter. De fil en aiguille ne marquera ni son temps, ni son époque, mais sonnera on ne peut plus agréablement dans toutes les oreilles quelque peu curieuses et amatrices de scène française échappant à la souperie ambiante. www.myspace.com/felipecha
Et comme Paris, centre de l’univers, fait les choses comme il faut, 3 dates programmées au Zèbre vont permettre de découvrir et d’apprécier la formation, en l’occurence les 18 novembre, 9 et 16 décembre. Voire, demain à la Fnac St Lazare en showcase.
Le clip : Quelque part par Laurent King
Quelques titres avec Deezer de l’album « de fil en aiguille »
» www.deezer.com/#music/album/221954

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