Hubert-Felix Thiéfaine

Certains l’ont connu avec de magnifiques chansons, à l’instar d’Alligator 427 ou Lorelei. D’autres l’ont catalogué avec un seul titre ‘la fille du coupeur de joint’. Quoiqu’il en soit, Mr Hubert Felix Thiefaine foulera, SEUL, la scène de l’Exo7 en ce 7 décembre. Un grand moment en perspective …
On va commencer par prendre quelques nouvelles, comment allez vous, comment se passe la tournée ?
Très bien, en ce qui concerne la tournée, je mesure l’évolution en centimètres. Sur le t-shirt de la tournée, il y a toutes les dates et on se dit parfois ‘Tiens, il nous reste encore huit centimètres, ou tiens, plus que quatre !’. Tout va bien, même si sur cette tournée, rien n’a été fait à l’avance. D’habitude ça se prépare plusieurs mois à l’avance, celle-ci s’est retrouvée un peu improvisée.
Cette tournée est particulière puisque vous êtes seul sur scène…
Oui, je suis tout seul, tout nu sur scène…. (Rires)
Comment vous est venue l’idée ?
Du fait que beaucoup de morceaux soient acoustiques, je ne me voyais pas m’entourer de musiciens pour faire ça, alors que je me suis battu pendant des années pour avoir des musiciens afin de jouer du rock ! L’idée est venue progressivement. Au départ, un ami m’a demandé de jouer tout seul à la guitare dans un endroit, ça avait plutôt bien marché, puis on a enchaîné avec le théâtre du palais royal à Paris, où les responsables m’ont demandé si je voulais jouer pour ‘les lundi soir du palais royal’. Comme la préparation était faite, on s’est dit qu’on allait faire quelques dates en plus. Nous avions tablé sur une dizaine de dates, et puis là nous en sommes à une soixantaine. Ce n’est pas fini puisque nous recommencerons en mars / avril. Les gens, ça les intéresse de voir tout à coup un mec tout seul. J’ai choisi les vingt chansons les plus lourdes en texte, pour qu’ils puissent méditer pendant le concert. A côté de ça, entre chaque morceau, je raconte un maximum de conneries pour leur rafraîchir la tête, je fais un peu de Bigard… La tournée va bien, ça marche très très fort.
Le fait d’être seul ne rajoute t-il pas une pression ou un trac supplémentaire ?
Oui, bien sûr, pour le coup, j’ai été obligé de retravailler à la guitare. Je dois aussi avoir la voix, la mémoire, la forme en général. Je dois me préoccuper de savoir si mes mains fonctionnent, si je ne vais pas avoir des crampes ou des choses comme ça. J’avoue que c’est la tournée du trac, j’y incorpore aussi un hommage à Léo Ferret. C’est comme si je repartais de zéro.
Y’a-t-il un nouvel album en vue ?
Bien sûr ! Je travaille l’album en même temps et je rentre en studio au mois de janvier. Habituellement, j’aime bien prendre mon temps mais bon, je commence à vieillir, il faut donc que je me dépêche un peu plus. Janvier et février en studio, ensuite la tournée continue.
Vous avez changé vos habitudes de travail, a-t-on des chances de vous revoir collaborer avec Claude Mairet ?
En effet, on ne travaille plus ensemble depuis quelques années. Je connais de jeunes musiciens qui ont entre 20 et 30 ans, qui sont de supers arrangeurs, de super compositeurs et c’est plutôt avec eux que je travaille en ce moment. Je ne dis pas que c’est impossible, en tous cas, ce n’est pas prévu du tout pour le moment.
J’en ai assez qu’on me parle du passé, j’en ai rien à faire du passé.
Quels sont les grands moments que vous retenez dans votre longue carrière ?
Heu… l’année prochaine je pense. Il y aura de grands moments en 2005 ! J’en ai assez qu’on me parle du passé, j’en ai rien à faire du passé.
Le public rouennais vous est traditionnellement fidèle, avez-vous un petit mot à lui faire passer ?
On passera ensemble deux heures à deux heures et demie, ce seront des retrouvailles. On s’amusera, on aura des émotions ensemble.