Razorlight ‘Slipway Fires’ à La Maroquinerie

Razorlight. L’une des plus grandes énigmes de mon esprit torturé : je n’aime aucunement leur musique, encore moins la voix de Johnny, et le côté hautain et froid qui se dégage des prestations donne une sensation de show robotisé qui se copie | colle de ville en ville ; et pourtant, j’y retourne à chaque fois. Oui mais tout ça, c’était avant la Maroquinerie. Avant l’interprétation des titres du nouvel album (Slipway Fires). Avant de voir - enfin - un frontman heureux de se retrouver dans une petite salle avec un public réceptif.
- Date : 06.10.08
- Adresse : 23 Rue Boyer 75020 PARIS
- Téléphone : 01 40 33 35 05
- Web : www.lamaroquinerie.fr
Ayant déjà vu à moult occasions le combo anglais, j’avais prévu de faire des photos de fans “très tôt”, histoire de prendre la température. Sauf qu’à 16h30, personne. Enfin, juste deux charmantes demoiselles. Le bide. 17h, Johnny et ses acolytes, en très grande forme, et particulièrement accessibles, s’engouffrent dans l’antre de la Maroquinerie pour débuter les balances. Les fans ne se bousculent toujours pas. Et ne se bousculeront pas vraiment. Il faudra attendre l’heure H de l’ouverture des portes - merci Lucile pour le pass “à temps” :), en l’occurence 19h30, pour avoir cette sensation de “concert complet” ; on a déjà connu la salle de la rue Boyer bien plus sold out, mais ce soir, ce sera “complet ET vivable” : l’hystérie préssentie et déjà vécue lors des shows de la précédente tournée (Olympia notamment) n’aura donc pas vraiment lieu.
Razorlight @ La Maroquinerie, Paris | 06.10.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 06-10-08 • Voir les 60 photos » Galerie |
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| FlickRDès Golden Touch (autant commencer fort), le ton est donné : le groupe va immédiatement dégager une touche de simplicité et de spontanéité qui manquait tant aux prestations passées : ici, la frontière entre le groupe et les fans n’est que de quelques centimètres (l’occasion pour les lourdingues de pouvoir “toucher” Johnny … on prend son pied comme on peut), et cette proximité impensable il y a encore un an va contribuer à une atmosphère particulière : quand un groupe de rock se sent “chez lui”, ça se traduit par une performance sans faille, très humaine, et incroyablement captivante (notamment et surtout l’idole de ces jeunes, complètement habité en se laissant totalement aller). Bien sûr, on n’échappera pas au strip-tease graduel du leader, qui commencera à perdre ses 3 litres d’eau à la minute dès la fin de North London Trash, et si l’unisson avec le public est atteint avec les tubes éculés (America, pour ne citer que lui), la surprise viendra des nouveaux titres ; à tel point que l’on se demande s’il reste une base Razorlight tant le revirement est total : bien plus mélodique, des lignes vocales surprenantes (et de qualité ! si si), et dans l’ensemble, des compositions bien plus intéressantes (on pense notamment à la fabuleuse Wire to Wire, ou comme le précise très bien Loïc sur son blog la “bombe” Stinger). Par ailleurs, je suis de ceux qui ont apprécié les tentatives d’humour entre les chansons (c’est pas bleu, c’est pas vert, c’est turquoise … on dit comment en français ? ah, turquoise).
Razorlight n’a pas hésité à donner de son temps et de son énergie pour satisfaire une Maroquinerie bien tassée et assez sulfureuse, puisque le public parisien a eu droit, en plus d’une setlist généreuse et copieuse (18 titres !), à un rappel conséquent (5 chansons supplémentaires !). Finalement la recette un très bon concert, ce n’est pas vraiment difficile : faites venir un groupe à dimension internationale dans une salle de 500 personnes, faites chauffer les amplis … et prenez en plein la tronche.
Note perso : ravi d’avoir fait ta connaissance, Célia dite “La Grognasse” :)
Grillées!
On voit les Princes sur la photo!
C’est décidé, le week end prochain j’investis dans un cuit-vapeur!
* fin de la parenthèse*
Le site est super bien fait, et les photos magnifiques!
Merci ! Et bonne continuation
Une amie de La Grognasse, mais attention, pas celle qui se force à manger les Princes, l’autres!
Le concert était vraiment bien!!! J’étais tellement heureuse quand ils ont joué Dalston (chanson pour Pete Doherty, mais je vais pas m’étendre sur les relations entre les groupes londonniens de ce style, on y passerait des heures^^) et d’autres du premier album (celon moi, meilleur que le second). Les nouvelles chansons étaient magnifiques, j’avais un peu peur qu’ils tombent dans la merdouille (Oasis… no comment), mais apparemment le troisième album promet de jolies surprises!
Johnny Borrell hyperactif sur scène et ça fait plaisir à voir (il n’a pas toujours été froid avec le public….! Déjà à la fête de l’huma j’avais apprécié; et ce bain de foule monumental au milieu de la fosse dans un festival Allemand, si c’est pas donner de sa petite personne ça???)! Ok, de toute façon j’adore les Razorlight et j’ai beaucoup de mal à dire du mal d’un des membres, surtout quand tu croises Andy en papa poule, Carl en poseur de devinette (”Etes vous capables de me dire les chansons qui n’apparaîssent pas sur ta set-list?”), ou Johnny Borrell qui passe pas mal de temps à signer des autographes et qui à l’air heureux de rencontrer des fans (il y avait de la groupie aussi mais bon, tout ne peut pas être parfait et il faut dire que ce style de groupe les attire…!), impossible de croiser Bjorn mais cet énergumène est quelque peut étrange (c’est pas donné à tout le monde de parler aux animaux…!).
Enfin bon tout ce long commentaire bordélique pour dire que le concert était génial, l’ambiance au rendez-vous, etc etc…!
Merci pour le pass-souvenirs et la set-list (j’ai récupéré d’autre vestiges mais ça devient assez honteux… voire douteux…!^^)!
A plus!
Célia la grognasse
Ca m’a vraiment plu. Le chanteur s’est bien donné. Les titres au piano étaient pas mal du tout.
hiya
merci pour ce petit reportage, je trouve cela juste et frais. Un vrai compte rendu sans débordement critico-maso-anti tout comme on en lit souvent sur les blogs.
Voir Razorlight dans une maroquinerie peu rempli n’a rien gâché à ce moment.
Je reviendrai.
Le mec qui “gagne bien sa vie” devant la billetterie
@ Blandine, Celia, Quentin : merci d’etre passés ! (j’adore, avec les “surnoms” :))
@ Love Moon : donc en gros, bah je te hais. Tu viens souvent ici et toussa … et tu viens meme pas te presenter ?! Oui voila, je te hais. Beurk. KK. Voila.