Les Indestructibles

Bob Paar était jadis l’un des plus grands super-héros de la planète. Tout le monde connaissait ‘Mr. Indestructible’, le héros qui, chaque jour, sauvait des centaines de vies et combattait le mal. Mais aujourd’hui, Mr. Indestructible est un petit expert en assurances qui n’affronte plus que l’ennui et un tour de taille en constante augmentation. Contraint de raccrocher son super costume quinze ans plus tôt à la suite d’une série de lois ineptes, Bob et sa femme, Hélène, ex-Elastigirl, sont rentrés dans le rang et s’efforcent de mener une vie normale avec leurs trois enfants. Rongeant son frein, rêvant de repasser à l’action, Bob bondit sur l’occasion lorsqu’une mystérieuse convocation l’appelle sur une île lointaine pour une mission top-secret. Il va découvrir que derrière cette alléchante proposition, se cache un génie malfaisant avide de vengeance et de destruction.
Pixar, baptisé (à raison) comme ‘une usine à rêve’ s’est offert le luxe de s’attaquer au traits humains, et le résultat est époustouflant ! Les personnages, véritables caricatures, ont pourtant une présence et une personnalité remarquables : impossible de ne pas s’identifier aux protagonistes !
La réalisation est plus qu’impeccable : d’ailleurs certains plans sont si parfaits que l’on croirait de vrais décors !!! Une équipe entière a consacré son travail sur les cheveux et les costumes : là encore, il sera difficile (pour ce genre d’animations) de surpasser Pixar. Musicalement, le rythme est soutenu par un orchestre aux mélodies vraiment adaptées : parfois douces et disneyiennes, parfois speed et efficaces, elles collent parfaitement à l’ambiance.
L’histoire quant à elle, bien que convenue, est extraordinaire : véritable pensée sur la place de chacun, l’intégration, le droit à la différence, sans oublier le véritable pouvoir : la famille. Un film qui peut être vu, comme tout Pixar qui se respecte, sur plusieurs niveaux. A voir absolument !!! L’un des meilleurs films de super-héros, juste après le Batman de Burton et le Spider-Man de Sam Raimi. C’est pour dire.