Le HibOO

[Rodeo Massacre] walk with me à la Flèche d’Or

La Flèche d'Or, Paris - Concerts : Rodeo Massacre - 10 octobre 2008

C’est vendredi soir, l’occasion de tester la nouvelle formule de la Flèche d'Or : “entrée gratuite, mais conso obligatoire”… Quand on sait que la conso obligatoire est à 6 euros, alors que la bière en coûte 5 (et le mojito 9 !), on sent que ce genre d’arnaque sémantique ne va pas plaire à grand monde ! Mais pour l’instant, la queue devant l’entrée est impressionnante, et le public ne semble pas désemplir la salle !

Rodeo Massacre (web)

On passe rapidement sur les deux premiers groupes, puisque seuls deux titres de Monochrome auront été entendus, pour un “pop/hardcore/punk” germano-suisse qui semble se laisser écouter, et qu’un seul morceau de Wendy Code suffit à nous envoyer sur la terrasse, l’affectation du chanteur et les claviers plutôt planant étant assez loin de mon music-code …

En revanche, on attend beaucoup de la prestation des Rodeo Massacre, puisque cela fait plus d’un an qu’on ne les a pas vus, et qu’on se demande si l’exil londonien aura influencé le rock assez sixties qui nous avait marqués à l’époque… Eh bien, on peut dire que cela a bien changé ! D’abord le quatuor s’est transformé en quintette, avec l’arrivée définitive d’un guitariste-clavier pour agrémenter la musique désormais plutôt early seventies du groupe… Ensuite, si on retrouve des intonations Mona Soyoc chez la très blonde et suédoise chanteuse, on se surprend à penser également à Janis Joplin sur certains titres, et on a parfois des réminiscences du début du hard-rock, avec une lourdeur qu’on n’imaginait pas ! Bien sûr, les deux premiers morceaux auront déconcerté avec ce clavier très Doors, mais tout revient très vite dans l’ordre, et on ne peut que regretter de n’avoir eu que 30 minutes de concert de très haut niveau, et on persiste à ne pas comprendre les difficultés du groupe à trouver un label !

White Rose Movement (web)

Le public est venu en nombre pour tester les White Rose Movement, un quintet franco-anglais dont on reconnaît au fil des titres des influences diverses (The Sound, Cure, Depeche Mode, Interpol, Bloc Party… n’en jetez plus !) qui au demeurant sont plutôt sympathiques mais malheureusement ne sont pas vraiment bien assimilées, plutôt copiées… Si la voix du chanteur est assez bizarre, on regrette que le clavier soit omniprésent, avec des sonorités assez affreuses, et la musique peut même parfois sembler assez pompeuse, les jeunes membres du groupe ayant tendance à se laisser emporter par leur musique… A vrai dire, ce genre de musique assez dance-rock à la rythmique plutôt répétitive n’est ni meilleure ni pire que celle de centaines d’autres groupes du même style, mais on s’en lasse rapidement ! Mais ne nous plaignons pas, le réveil est plutôt agréable aujourd’hui, grâce à la mort de Jörg Haider…

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