Tracklist

  1. Crushing
  2. Autumn Splills
  3. Queen of the Castle
  4. Boxing Helena
  5. Riots and Revolutions
  6. Weekend
  7. San Francisco
  8. Jackie
  9. Pillar of Tears
  10. Man Child
  11. Stop Calling
  12. Self-Employed Assassin

Sarah RabDAU and Self-Employed Assassins – Sarah RabDAU and Self-Employed Assassins

Un jour, à une époque où la crise financière n’était associée qu’à un lointain fantôme précédant la plus terrible guerre de l’histoire d’une espèce en déclin intellectuel depuis les Lumières, on me contacta pour me demander où envoyer un CD à chroniquer. L’originalité résidant que la dite personne vivait Outre-Atlantique : amour, gloire et beauté, Le HibOO, nonobstant sa concentration parisiano-parisienne, intéressait des Américains. Des vrais. From Boston. (yes, I’m bilingue !)

Pratiquement 3 semaines plus tard, le temps que le courrier fasse le tour de la planète, traverse des warp-zones de Mario Bros 2 (le meilleur, au passage), je reçois en ce 22 octobre 2008 la galette éponyme de Sarah RabDAU and Self-Employed Assassins, titre peu banal rappelant Clare and the Reasons et autres appelations de groupes indie à la plume fine et délicate. Oui mais ça, c’est la théorie. Quid de la pratique … let’s go !

Il est clairement impossible de pratiquer le sport favori des Français avec cet opus, en l’occurence « trouver une case pour cataloguer le style musical de cette artiste« , tant on part dans tous les sens, tant les références sont nombreuses. Ceci dit, et sans vouloir effrayer les quelques curieux qui se perdront sur cette page, on est dans l’improbabilité totale : une voix superbe qui, lorsque forcée, se rapproche – qualité, défaut ? – du timbre d’Amy Lee, des parties de piano sonnant parfois comme les plus grands romantiques de cette planète – Satie – mais qui subitement, envoie un refrain digne d’Avril Lavigne … le tout saupoudré d’un léger parfum katebushien. Ah oui, j’avais prévenu, il faut attacher sa ceinture – et sans téléphone portable, car il vient d’être prouvé que les ondes dans une voiture étaient supérieures !!! (et tout ça sans drogues, s’il vous plait !)

L’univers de Sarah RabDAU est donc indéfinissable. D’ailleurs, après quelques écoutes, je ne peux toujours pas vous dire si j’aime ou non : ça sonne trop variété américaine, et pourtant, chaque compo recèle de petits passages délicieux, surtout quand le violon se joint à l’ensemble avec un sens certain de délicatesse. Reste que certaines chansons catch direct le conduit auditif, à l’instar de San Francisco, Jackie ou le captivant Man Child. Bien sûr, le titre éponyme (track 12 donc) est de très loin le plus intéressant (pour faire court, il aurait mieux fallu sur un plan qualitatif un 6 titres composé de la deuxième moitié de l’album). Il est possible que sans le vouloir, Sarah ait inventé un nouveau concept, « la variété indie », l’oxymore ultime (ah, on me précise à l’oreillette – oui, on me souffle tout, un mythe s’effondre – que le concept a été déjà pris avec Quentin Mosimann avec l’electro minimale), et que comme toute chose nouvelle que l’on découvre, cela demande une certaine adaptation et une certaine ouverture d’esprit. Mais diantre, pourquoi faire des passages soupes quand on a les connaissances musicales pour faire autre chose ? Un des plus grands mystères de l’univers avec la disparition de Neantherdal, assurément.

Rod, l’ami des américains de Boston qui envoient leurs CDs

Seule vidéo potable d’un live de Sarah RabDAU en 2007

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publié par Rod le 21 oct 2008 à 16:04

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