Le tour du monde en 80 jours

A Londres, dans les années 1880, Phileas Fogg, un brillant inventeur avide d’être enfin pris au sérieux, lance à Lord Kelvin, le président de la Royal Academy of Science, un challenge : il parle de faire le tour du monde en 80 jours. Kelvin impose ses conditions : en cas de succès, Phileas Fogg lui succédera à la tête de l’Académie ; en cas d’échec, il sera impitoyablement radié …
Hormis l’intrigue, et quelques noms de personnages, l’oeuvre de Jules Verne revue et corrigée par Jackie Chan est totalement bafouée !!! Mais qu’importe (pour une fois). Le résultat sur le plan visuel est saisissant. La réalisation est de très bonne facture (les scènes de transition entre les pays sont d’un esthétisme … particulier), la musique très … Williamsienne dynamise le tout.
Un Jackie Chan sans démonstration d’arts martiaux ne serait pas digne de ce nom, et cette nouvelle production (qui a fait un énorme flop aux States) n’échappe pas à la règle … ni trop, ni trop peu, mais on y a droit : pas forcément utile, mais pas désagréable non plus.
Enfin, tout spectateur normalement constitué ne pourra qu’être médusé par la beauté particulière de Cécile de France, sans oublier l’homme qui l’accompagne, le flegmatique Steve Coogan, vraiment hilarant durant toutes les péripéties …
Fans de Jules Verne, n’y allez pas : un ulcère subit pourrait vous être fatal. En revanche, bons franchouillards et enfants, fans de téléfilms qui auraient pu se produire il y a une vingtaine d’années sur la 3 dans Disney Channel, foncez le voir. Un film frais, sans prétention, si ce n’est de divertir.