Fête de la musique : la fête de l’electro

On peinait hier soir à entendre quoi que ce soit qui ne soit pas amplifié. Pas la plus petite guitare sèche, pas le moindre violon, pas l’ombre d’une contrebasse… Tout juste la flûte traversière d’une enfant place St Maclou bruyamment applaudie par un groupe de badauds. La fête de la musique a pris un très net virage par rapport à l’idée de ses promoteurs. Faudrait pas que ça tourne à la course à la puissance du son, un ampli en appelant un autre.
Musicalement, hier soir à Rouen, la déambulation la plus large ne permettait pas d’entendre grand-chose de très construit si l’on excepte le podium Fnac au clos St Marc.
Noté en vrac, une bande d’olibrius attifés comme l’as de pique dans une joyeuse farce en chansons française devant le sympathique bistrot des Carmes, un groupe de quinquas (plutôt des bons, très ensemble) près des arches de l’espace du Palais, un autre sur le mode chanson à texte sur rock, entassés dans un camion orange en guise de scène lequel vacillait en rythme, faisant bringuebaler les micros…
A part ça, la vraie vedette de la soirée c’était… le son électro mixé. Devant les bars branchés (de l’Euro au Socrate) ou plus insolite depuis une nacelle sur un élévateur place du Palais de Justice, les DJ se déchaînaient en des mix plus proches du clubing que de la composition mélodique. Sympa.
En bref, ce qu’on écoutait hier soir c’était surtout la convivialité bon enfant de la rue. Pour la musique, faudra repasser… un autre soir. Au fait, les « Terrasses » c’est quand ?