Le HibOO

Retour sur la Fête de la musique 2006

Le soleil a fini par montrer le bout de son nez en début de soirée, du coup, le public aussi. Cette édition 2006 de la fête de la musique restera comme un très bon cru : Des découvertes, des surprises, de l’improvisation, des rencontres et une diversité musicale peut être jamais atteinte. La fête de la musique, à Rouen, hier soir, c’était un peu tout ça à la fois.

La fête de la musique à Rouen, c’est toujours quelque chose de spécial. L’édition 2006 n’échappe pas à la règle. Ca commence donc par la pluie, après deux semaines de quasi canicule, il fallait s’en douter. Est-ce pour ce motif météorologique qu’une infime partie de la population errait dans les rues vers 19h30 ? De même, peu de groupes s’étaient installés, il fallait encore attendre 20h30 pour voir des mouvements plus conséquents. Au rayon bonnes surprises, le podium FNAC, situé cette année Place Saint Marc livrait plusieurs groupes de qualité comme Nina Bobsing ou Steeple Remove qui étaient cette année à l’honneur.


Le Podium Dj de l’Euro Café place du Vieux Marché valait également le détour plus tard dans la soirée. Des centaines de personnes dansaient aux sons technos, house ou electro de David Asko, Tom Parris ou encore Bass de Luxe. Un succès au dire de tous. (De manière générale, tous les podiums DJ ont connu un succès certain : une évolution dans la fête de la musique ? Ainsi le podium Club 83 Place de la Calende, le Barflower, l’Oxxo Café ou encore le Palais de Justice ont attiré des milliers de personnes). Mais le plaisir d’une fête de la musique à Rouen, c’est d’arpenter les rues en se laissant guider par son oreille. Une reprise de Muse par Purple Haze, une fête d’enfer orchestrée par les Boeufs Troquistes sur le parvis de l’église Saint Maclou, un petit vieux qui s’improvise membre d’un groupe de rock en rejoignant ce dernier trompette à la main au Scopitone. Scopitone qui plus tard accueillera Echoes, plus 70’s que jamais. A noter l’ambiance particulière dégagée par un homme et sa guitare, rue aux juifs, répondant à Eric Sarrazin, avec son blues folk démentiel, d’une mélancolie et d’une mélodie sublimes.


La fête de la musique c’est aussi une reprise des Inconnus par les Muffin Kriska devant l’O’Kallaghan’s (endroit où l’on aurait peut être préféré écouter un groupe celte) ou encore cette superbe chorale sur le pas de porte de l’Hôtel de ville, la rue cauchoise et ses traditionnels groupes de hardcore / métal. Qu’ils soient amateurs, fêtards (comme le groupe de l’école ESITPA à l’angle de la rue des bons enfants et de la rue Jeanne d’Arc) ou confirmés, tous ont pris du plaisir à évoluer dans la rue. Les quelques fausses notes de la soirée n’étant pas dues aux instruments mal maîtrisés mais à quelques abrutis éméchés (ou non d’ailleurs) toujours présents dès qu’il faut gâcher un événement tel que celui là. Qu’à cela ne tienne, hier soir, il s’agissait de la fête des musiques, une belle soirée pour la culture. Encore merci Monsieur Lang !



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