J’me sens pas belle

Fanny, une trentenaire célibataire, ne veut plus entendre parler d’amour mais seulement d’aventures d’un soir. Elle tente alors d’obtenir les faveurs de Paul, un collègue de bureau, mais les choses vont prendre une tournure inattendue.
Ca ressemble à du Claude Duty, ça sonne comme Claude Duty, l’actrice principale est la chouchou de Claude Duty … mais ce n’est pas du Claude Duty. Mais on y retrouve la même légèreté, la même qualité, et surtout, le même humour. Et pendant que des daubes nous enivrent de têtes d’affiches ridicules, seulement 2 acteurs nous tiennent en haleine pendant 1h30.
Véritable caricature (quoique ?) de la vie d’un(e) célibataire trentenaire, la force de ce long métrage réside en trois point. D’une part, un duo d’acteurs époustouflants : Marina Foïs interprète son premier rôle romantique (si l’on excepte la comédie loufoque Filles Perdues, Cheveux Gras), et est tout simplement épatante. Face à elle, une seule personne, le charismatique Julien Boisselier (déjà vu dans le délicieux Clara et moi). 2 personnes que tout oppose, mais qui en ont assez de vivre avec leurs démons, leurs histoires sans lendemain, leur peur de finir seul …
Par ailleurs, la bande originale, signée Valmont, émerveille. Le titre interprété par Marina Foïs (’Trentenaire et célibataire’ composé par Valmont sur un texte de Martine Fontaine) est une véritable ode au drame du célibataire endurci, et résume bien la situation du film : cocasse, drôle, maladroit, émouvant, touchant.
Tourné dans un appartement, en champs/contre champs, on est surpris à la rapidité à laquelle le film passe … peut-être parce que le spectateur trouve en cette superbe réalisation, une petite part de vérité d’un des maux les plus éloquents de notre société moderne : ne plus croire aux contes de fée pour vivre une histoire d’amour, avant qu’il ne soit trop tard. A voir absolument.