Les Terrasses du Jeudi 2004, Part IV

Le programme s’annonçait copieux. Une large revue de styles musicaux, du Jazz au Punk, en passant par la chanson française ou le ska – reggae. Bien sûr, une terrasse du jeudi n’en serait pas une si la pluie n’était pas de la partie. Les averses ayant eu raison d’une partie du public, les plus passionnés s’étaient donné rendez vous autour des scènes de ‘Souinq’ et ‘The Elektrocution’ …
Coincés derrière le Highland’s café se trouvait la scène du ‘Nicolas Candé Quartet’. Les connaisseurs avaient pris place en terrasse, quelques curieux aussi, tous étaient venus voir un bon concert de jazz. Un petit retard dû à la pluie, et le spectacle peut commencer. C’est propre, des morceaux composés par les membres du groupe.
On quitte les quais pour un passage pas la place de la pucelle, où se produit ‘Aminima’, le groupe de ’ska reggae’ (?!). Encore une fois très peu de monde, un set plutôt court en première partie de concert. Cette même place avait connu plus grosse fête avec les groupes précédents. Côté musique, on est dans le festif, une invitation à la danse. Le tout manquant un peu de relief tout de même.
Les deux gros succès de la soirée étant indéniablement les groupes évoluant sur les terrasses du Nash et du Socrate, j’ai nommé ‘Souinq’ et ‘The Elektrocution’.
‘The Elektrocution’, on aime ou on n’aime pas, en tous cas, ils ne laissent pas indifférents ! Quelle prestation extraordinaire devant les terrasses remplies du Socrate et des Floralies. Véritable phénomène de scène, le groupe a enflammé le public présent, et ce malgré les averses. Un sentiment de puissance se dégage de ces musiciens dans le vent. La punk attitude a trouvé un représentant qui a bien fière allure. Ajoutons à cela des personnages charismatiques, des compos qui au fil des années se sont affinées …
Si le bruit de guitares saturées vous effrayait, l’alternative de qualité se produisait au Nash, répondant au doux patronyme de Souinq. Un chanteur tout simplement incroyable, avec une présence énorme, un humour et une autodérision remarquables, le tout accompagnés de musiciens pointus pour un jazz manouche à la française qui a séduit un nombre incroyable de badauds. Cependant la pluie diluvienne aux alentours de 22h15 a eu raison de ces derniers … Toutefois, Souinq, groupe havrais, a marqué les esprits.
Pour conclure, une agréable fin de journée, ponctuée d’averses. Une fête de la musique après l’heure, on ne peut que souhaiter une longue vie aux Terrasses du Jeudi. Dernier épisode la semaine prochaine.