Wonderful Days

En 2142, la civilisation a été détruite par la guerre et la pollution mais les survivants qui maîtrisaient la technologie ont construit une ville où la nature est restituée : Ecoban. La seule énergie d’Ecoban provient de la pollution. Les habitants d’Ecoban envisagent de détruire ceux de Marr pour emmagasiner encore plus de produits polluants. Un seul homme se dresse contre Ecoban : il veut juste retrouver le bleu du ciel !
En attendant la suite de Ghost in the Shell (intitulée Innocence), la Corée débarque entre temps avec une bombe d’animation : Wonderful Days. Scénario simple au service du top de la technologie : tout simplement ‘wonderful’
Outre un scénario relativement simple (mais à la trame très bien pensée : l’Homme se servant de la pollution comme source d’énergie première), ce qui frappe dès les premières secondes de Wonderfull Days est la qualité SANS PRECEDENT de l’image. Le film de Kim Moon-Saeng mélange en effet l’univers 3D (qui sur certains plans est d’une beauté exceptionnelle n’ayant rien à envier à Matrix Révolutions) et de personnages 2D, à l’incrustation parfaite.
Le générique est un avant-goût de la réalisation : musique sublime, plans de montage pensés de manière dynamique, univers chaotique mais à la fois magnifique, personnages intéressants …
On pourrait certes lui reprocher sa durée trop courte (1h27 !!!), ou encore le manque de profondeur des personnages (qui avec cette limite de temps ne peuvent pas être développés à leur juste valeur), mais l’intêret de Wonderful Days est ailleurs : il transporte le spectateur dans un autre monde, un autre univers, où les images et les sonorités semblent irréelles, magiques.
Il n’existe que 20 copies en France, alors rendez honneur au film d’animation coréen en allant le voir : Wonderful Days est sur un plan technique aussi extraordinaire et innovant que le furent à leur époque Akira ou Ghost in the Shell. A défaut du chef d’oeuvre, contentez-vous d’un excellent film d’animation.