Le Jour d’Après

Le climatologue Jack Hall avait prédit l’arrivée d’un autre âge de glace, mais n’avait jamais pensé que cela se produirait de son vivant. Un changement climatique imprévu et violent à l’échelle mondiale entraîne à travers toute la planète de gigantesques ravages : inondations, grêle, tornades et températures d’une magnitude inédite. Jack a peu de temps pour convaincre le Président des Etats-Unis d’évacuer le pays pour sauver des millions de personnes en danger, dont son fils Sam.A New York où la température est inférieure à - 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils.
Il était très difficile de faire pire que Volcano et surtout le ‘grandiose’ Fusion to Core. C’était sans compter Emmerich, qui avait déjà fait très fort en cachant un Godzilla dans un immeuble, revient à la charge avec les mêmes ingrédients que ses précédents ‘chefs d’oeuvre’ : une réalisation fabuleuse pour un film catastroph…ique au niveau scénario.
Amateurs de sensations fortes, foncez voir ce film !!! La réalisation est somptueuse, jamais au cinéma la notion de catastrophe n’a eu autant d’impact sur le spectateur : on se sent tout simplement comprimé par les scènes, tant elles sont fortes sur le plan visuel. La surenchère d’effets spéciaux et de scènes dramatiques est sans limite. De ce point de vue là, le film est tout simplement une réussite …
Mais Le Jour d’Après c’est un peu comme un jeu Playstation : on est fasciné par la cinématique, et cette dernière terminée, on a souvent un jeu mal pensé, ou sans intérêt. On se retrouve devant ce status quo : malgré une volonté de vouloir faire passer un message écologique (en particulier le rappel du traité de Kyoto auxquels les Etats Unis n’ont pas voulu signer, traité proposant à réduire la pollution …), on se retrouve face à un énième film catastrophe où les Etats Unis sont une fois de plus les plus à même à résoudre la plus grande catastrophe de l’humanité : une nouvelle ère glacière.
Discours poncifs, la simpiternelle histoire d’amour entre un père et un fils que la catastrophe va à nouveau souder (ohhhh ne serait-ce pas Armaggeddon ?), les véritables héros dont on ne connaîtra jamais le nom mais qui vont contribuer à sauver la planète (ohhh ne serait-ce pas Fusion to Core), les abbérations métaphysiques (ohhhh ne serait-ce pas Volcano ?) … autant de défauts qui gâchent la volonté première d’Emmerich de concilier spectacle sensationnel avec message écologique. L’écologie sombre dans la démagogie, et la démagogie à l’hégémonie du peuple américain. Bien sûr, pour ne froisser personne, on prend des Anglais, une asiatique, un afro-américain, le quota est respecté … il est hors de question qu’on définisse un américain comme seulement un homme blanc …
Au final, tous ceux qui ne sont pas touchés par les problèmes réels de la pollution, et qui aiment la sensation forte jumelée à une bonne odeur sucrée de pop corn vont se régaler. Quant aux autres, zappez ce film, dont le seul véritable point positif est une réalisation exemplaire.