Van Helsing

Au coeur des Carpates, il est un monde de légendes et de mystères : la Transylvanie … Une terre où le mal règne en maître absolu, où le danger rôde dès le coucher du soleil, où prennent corps les monstres qui hantent nos cauchemars les plus secrets.Van Helsing est un ténébreux professeur et chasseur de monstres. Sa mission l’amène à affronter de terribles êtres, parmi lesquels le loup-garou, la créature de Frankenstein ou encore le comte Dracula, qui, depuis des générations, persécute la famille de l’intrépide et aristocratique Anna Valerious.
Après Blade, après Underworld, les Vampires sont à nouveau à l’honneur avec le nouveau film de Stephen Sommers. Après l’infâme Retour de la Momie, on pouvait craindre le pire. Or le film est tout simplement une excellente surprise.
Dès les premières secondes du film, le ton est donné : le côté esthétique (pour ne pas dire esthétisant) est fort, puissant. Les couleurs sont magnifiques, les cadrages somptueux, les plans irréels. Dans la démesure complète, la Transylvanie nous apparaît tout aussi malsaine que majestueuse.
Le film met en scène de nombreuses créatures fantastiques du cinéma, et le pari de Sommers à donner un coup de neuf à ces antiquités est réussi : jamais Dracula n’est apparu aussi sensuel et démoniaque, Frankeinstein est tout simplement aussi horrible qu’émouvant, et mention spéciale aux Loups-Garous, grandioses d’agressivité.
Donc si les effets spéciaux font parti de vos critères de sélection, vous pouvez y aller tête baissée : Sommers a accompli un véritable exploit … concernant le scénario, soit vous oubliez la dose (volontaire ?) d’incohérences, soit vous vous laissez capturer par cette aventure épique. Le seul point noir résidant dans ‘l’humour Sommers’ : à l’instar de la Momie et du Retour de la Momie, certains passages s’avèrent comiques, et cassent le rythme sérieux imposé par la trame (relativement tragique) …
Enfin, Van Helsing est tout simplement une ode à la tolérance et au respect, à l’acceptation des différences, qu’elles soient d’ordre morale, religieuse ou physique, et que la plus monstrueuse des créatures n’est pas forcément celle que l’on croit. A voir.