Bienvenue dans la Jungle

Afin de régler une dette, Beck doit traverser la jungle amazonienne pour ramener Travis, le fils d’un riche propriétaire parti dans une chasse au trésor. Cependant après l’avoir retrouvé, le chasseur de primes va s’unir à lui pour combattre Hatcher, le gérant cruel et véreux d’une mine d’or. Les choses vont encore se compliquer lorsque les deux hommes vont tous deux s’éprendre de la belle Mariana.

D’une part, Stifler d’American Pie. D’autre part, l’impressionnant The Rock, ex star du catch … le tout pour un simpiternel duo que tout oppose mais qui se liera d’amitié. Scénario convenu pour aventure drôle, mais éprouvée.

Tous comme les derniers films récents, la qualité sur la photo et le montage est à noter. On découvre une Amazonie à la fois superbe (lorsqu’elle est vierge), mais également souillée, violée par l’homme (la mine d’or). On y découvre un ‘The Rock’ très très impressionnant (la scène où il est torse nu n’est pas sans rappeler Arnold Schwarzenegger dans Conan, Arnold qui apparait en clin d’oeil au début du film en croisant The Rock pour lui dire ‘Hasta la Vista, Baby’) et une certitude concernant Seann William Scott alias Stifler : cet acteur a un degré de folie dans son regard que cette dernière est forcément naturelle ! :) Et le couple fonctionne à merveille. Le film est loin d’être hilarant, mais certains passages sont anthologiques (les babouins, les fruits hallucinogènes …), les combats sont magnifiques, et certaines chorégraphies impressionnantes (The Rock contre les rebelles) … bons acteurs, bonne caméra, bonne mise en scène … mais …

Tout serait parfait si le film n’était pas un ersatz du célèbre couple à ‘L’arme fatale’, ou encore ‘48h’, ou encore ‘Tango et Cash’ … la liste est longue. Le duo yin/yang est une sorte de valeur sûre, éprouvée, sans risque, qui donne dès les premières minutes du film cette (désagréable) sensation du film sans surprise au niveau scénaristique. Le deuxième point (plus personnel) est la présence de Christopher Walken : à croire que son dernier grand rôle remonte au Cavalier sans tête de Sleepy Hollow de Tim Burton … et depuis il enchaîne les séries B.

Bref. Un petit film sympa, sans prétention, réussissant là où le réalisateur a sans doute voulu nous emmener : dans le pur divertissement, avec un léger message subliminal écologique et économique concernant la destruction massive de l’Amazonie.

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publié par Rod le 25 mar 2004 à 09:54

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