Les enfants de Timpelbach
Dans le village de Timpelbach, les enfants ne font que des bêtises
et résistent à toute forme d’autorité. A bout de nerfs, les parents décident de quitter le village… pour ce qu’ils pensent être une journée. Un village sans parents ! Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Deux bandes d’enfants s’affrontent alors pour le contrôle des lieux…(Fiche Allociné)
Quand on a 9 ans, on rêve d’être pilote d’hélicoptère, chanteur ou chasseur de lion. Nicolas Bary lui, il voulait réaliser « Les enfants de Timpelbach ». Quelques années de patience et de travail plus tard, accompagné par son acolyte producteur Dimitri Rassam, le jeune réalisateur arrive avec un film qui n’a rien à envier aux productions hollywoodiennes de noël. Concurrencer Harry Potter ou Narnia ? Avec son premier film, Nicolas Bary est cap’.
La première chose qui marque quand on se plonge dans le film c’est l’univers visuel incomparable. Dès la première image – le village de Timpelbach dans une vallée avec des papillons qui volent – le ton est donné : Nicolas Bary et son équipe artistique ont décidé de faire un film avec un visuel marqué. Et ça marche. Loin des clichés de décors tout beaux tout propres à la Olivier Twist, Timpelbach est orné de maisons un peu tordues, usées mais aux teintes colorées et uniformes. Axel Cosnefroy – le directeur de la photo – et Olivier Raoux – le chef déco – avoueront d’ailleurs avoir trouvé inspiration dans les films de Del Toro ou de Burton. Un joli hommage pictural qui ne tourne pas à la pâle et plate copie.

Côté scénario, le film est tiré d’un chef d’œuvre de la littérature enfantine écrit par Henry Winterfeld. Pas de surprise majeure donc, dans cette histoire où l’on sait que rien ne peut finir mal dans un univers ou tout va bien. Ou presque. Parcequ’à l’instar de ses contemporains –comme Barrie- Winterfeld a écrit une œuvre pour enfants, mais sombre, sans moralité Disney. C’est précisément ce que retranscrit le film de Nicolas Bary qui, sous des airs de camp de vacances, laisse transparaître des enfants complexes, certes moulés dans des archétypes mais sans –trop- tomber dans les clichés.
Le film est servi par un plateau de jeunes comédiens attachants et harmonieux sans qu’aucuns ne prennent le pas sur les autres – même les plus petits rôles sont représentés, et mis en valeur par une réalisation et une mise en scène soignée dans laquelle on ressent l’attention, la minutie et le souci du détail du réalisateur.
Une belle œuvre de noël donc entre le conte et la fable qui démontre qu’on est capable den France de faire des films qui soient beaux et intéressants, mais aussi adaptés à un public jeune sans pour autant en faire un film niais et plat. Sans aucun doute, le meilleur film de cette fin d’année.


LoOo 5.12.08 | 11:57
C’est quoi cette manie d’utiliser des polices a la Harry Potter pour les films pour enfants? :D
On en voit partout et on finit par croire que c’est pour racoler :)
Chris CB 8.12.08 | 16:29
Benjamin> Quoi !? Tu l’as vu en VF !!?!!! ah oui, mince, c’est un film français…
LoOo> Harry Potter n’est pas le premier à utiliser ces polices pour les films un peu fantastique. Il n’y a qu’a voir Willow, Merlin (la série) ou Dark Cristal. Enfin bref, c’est pas la faute à Harry… :)
LoOo 8.12.08 | 16:33
Oui je me suis auto fait la remarque aprés coup
que le binoclard n’était peut être pas le premier a avoir utilisé ces polices :)
Mais bon il n’empêche ça commence a être un peu lourdingue :)
Sandrine 17.12.08 | 16:27
Retrouvez l’interview du réalisateur en cliquant sur ce lien :
http://www.laboiteasorties.com.....alisateur/