Le HibOO

Les Choristes

En 1948, Clément Mathieu, professeur de musique sans emploi accepte un poste de surveillant dans un internat de rééducation pour mineurs ; le système répressif appliqué par le directeur, Rachin, bouleverse Mathieu. En initiant ces enfants difficiles à la musique et au chant choral, Mathieu parviendra à transformer leur quotidien.

Un film mettant en scène Gérard Jugnot est une réelle attente. Bien loin de ses confrères pathétiques (en particulier Christian Clavier), ce dernier, depuis ‘Une Epoque Formidable’ a su mettre en avant son véritable talent d’acteur. Les choristes le propulsent plus que jamais au rang de star.

“Les Choristes” regorge d’énergie, d’amour, de joie, d’optimisme et surtout, possède une bande originale succulente ! Certes il faut aimer le chant chorale, avec ce que cela comporte (des mélodies très loin de Star Ac’), mais même pour les néophytes, il sera certain que beaucoup de passages vous toucheront. La thématique musicale principale, oscillant entre légèreté et mélancolie, transporte le spectateur à travers une aventure … un conte merveilleux. Celui de la découverte de la passion, de la curiosité, de la tolérance. Le tout mené par un surveillant dont l’amour pour la musique permettra à des enfants considérés comme inutiles, perdus, de retrouver dans leur regard, mais surtout dans leur voix, l’espoir et le rêve.

Gérard Jugnot est la pièce maîtresse du film. Comme à son habitude, sa palette émotive est subtile, parfaite, et maitrisée. Cependant, le film ne serait rien sans la présence de Kad, également remarquable dans ce rôle à mille lieux de l’humoriste, ou encore le surprenant François Berléand qui au fil de ses apparitions cinématographiques se calque sur le vin : plus il vieillit, plus il est meilleur. Et face à cette ‘veillesse’ du cinéma français de bon crû, la surprise la plus extraordinaire vient probablement, Jean-Baptiste Maunier, la voix prodige du film, au physique prometteur (quel regard et intensité !!!), à la voix cristalline, et à l’interprétation juste.

‘L’air éphémère de l’hiver …’ un air qui vous hantera après votre sortie de la séance, comme poignant, attendrissant, émouvant, sans tomber dans le mélo-dramatico larmoyant. Le cinéma français prouve qu’il a encore de belles années devant lui.

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