Muse au Zénith de l’Agglo

Le plus populaire des groupes pop Outre Manche venait fouler les planches du Zénith pour leur première date de leur tournée. Jamais le Zénith n’aura autant résonner autant Rock. Avec un public survolté. Avec un son explosif. Avec un trio parfait. Magique, magnifique, grandiose.
Certain(e)s attendent devant les portes du Zénith depuis 10h du matin. Bien que prévu un dimanche, le concert est complet depuis plusieurs semaines. Les fans se déplacent de loin (pas de date prévue à Paris), et tout le monde attend l’événement : MUSE au Zénith de Rouen.
A peine 19h, les grilles s’ouvrent et le public s’engouffre. La fosse est prise d’assaut : tous, sagement assis en tailleur, attendent le coup d’envoi.
Une heure plus tard, le show commence avec une première partie, ‘The Future Kings of Spain’. Dans une lignée typiquement pop/punk mélodique, qui ne sera pas sans rappeler la période similaire de Cure, le groupe a pour lourde responsabilité de chauffer la salle. Or le public, relativement jeune, n’a d’yeux que pour le trio de Matt’ : ainsi le quator, à défaut d’être excellent, se retrouve boudé, et beaucoup scandent ‘Muse, Muse, Muse’ … manque de respect ? Probablement. Le set durera 30mn … Il est fort à parier que les ‘Future Kings of Spain’ se souviendront longtemps de cet accueil ‘unique’ à Rouen …
Une pause interminable s’en suit. Le groupe prévu pour 21h semble faire languir le public déjà très chaud, et le trio daigne monter sur scène aux alentours de 21h15. Un cri uniforme, composé de 14000 poumons en furie s’empare des enceintes du Zénith. La notion de fan(atique ?) prend alors toute son ampleur : le groupe commence très fort, avec Hystéria. Au bout de 5 mn, des malaises, des slams s’emparent de la fosse. On se croirait à un concert de métal ! Sur scène, Matthew Bellamy sautille dans tous les sens, se retrouve à genoux, envoie virvolter sa guitare dans tous les sens, tandis que le très imposant et charismatique Chris Wolstenholme explose ses cordes. Le ton est donné : Muse est en TRES GRANDE FORME.
Après Hystéria, suivent sans pause (ou presque) Dead Star et le mythique New Born : Matt prend le clavier, et le public chante avec lui … le leader reprend sa guitare, et le public repart dans ce qui va être la ritournelle perpétuelle de la soirée : malaises, slams, malaises, slams … sans oublier les hurlements de groupies dignes de Nazguls !
Les lights sont sublimes, les écrans géants (démesurés ?) permettent de voir la scène en très gros plan. Le son est beaucoup trop fort, mais difficile de ne pas associer la puissance que délivre les albums du groupe sans cette overdose auditive. Sing For Absolutionmarque un tournant dans le set : le public se calme, allume les briquets, les lights sont moins saccadés, et Matthew démontre son talent de musicien : sa partie de piano est sublime, et le chant est d’une pureté incroyable.
Un concert aux esquisses parfaites, avec néanmoins quelques détails négatifs : le son, la froideur du groupe face à son public (à croire qu’un groupe ne peut pas et être carré musicalement, et être chaleureux), et un set beaucoup trop court !!! (1h30). Pour info voici le set complet : Hysteria, Dead Star, New Born, Sing For Absolution, Fury, Citizen Erased, Piano (interlude), Space Dementia,Ruled by secrecy, Sunburn, Butterflies & Hurricanes, The Small Print, Forced In, Muscle Museum, Time Is Running Out, Plug In Baby, Bliss. En rappel : Apocalypse Please, Blackout, Stockholm Syndrome, Meerci Karine Hinano