Le HibOO

Jeepers Creepers 2

Tous les 23 ans, une créature maléfique surgie des profondeurs de la Terre prend son envol et, durant 23 jours, sème la terreur et la mort. Son nom : le Creeper. Au 22ème jour de ce cycle infernal, le fermier Jack Taggart voit son jeune fils Billy se faire enlever et dévorer par le monstre. A quelques kilomètres de là, un car scolaire transportant une équipe de basket, ses entraîneurs et ses pom-pom girls, tombe mystérieusement en panne en rase campagne. La nuit approche. Le Creeper alléché fond sur ses jeunes proies. Commence alors un combat désespéré pour la survie …

Après un premier épisode mitigé, réaliser une suite était un jeu quitte ou double : le pari était gros, et le réalisateur Victor Salva s’en tire avec tous les honneurs.

La première mouture était très soporifique : aucun montage efficace, une créature qu’on ne voit qu’à la fin, des acteurs pas terribles, une musique agaçante, et surtout, aucun frisson ne venait parcourir le dos durant la séance. Le 2e opus n’est pas terrifiant à proprement parler, mais il dégage une énergie.

La mise en scène est superbe : le Creepers ne sera pas sans rappeler, en vol, à des dragons ailés dignes du Seigneur des Anneaux. Le personnage est inquiétant, immonde, mais comme tout prédateur, fascinant. D’ailleurs dans ce deuxième épisode, il se rapproche des grands du panthéon de l’horreur (Freddy, Jason, Pinhead), car il dégage un charisme certain. Les musiques sont stressantes à souhait, mais l’on regrettera de ne plus entendre ce petit morceau du 45 tours pourri du premier épisode. Par la meme occasion, n’attendez pas de ce nouvel épisode les origines de la bete. On en parle furtivement, mais tout reste très mystérieux.

Les acteurs sont relativement mauvais, et leur jeu ne convainc jamais. En revanche l’attitude huit clos face à la survie, déjà fortement développée dans l’excellent CUBE, est très bien mise en valeur : entre courage, folie, trahison, sacrifice … une psychologie intéressante, meme si là encore, il aurait été plus fascinant de développer à l’extreme les sentiments dégagés par chacun.

Enfin, des passages resteront anthologiques, comme les armes du Creepers, aussi horribles que lui, ou encore cette dualité entre un Creepers terrifiant en prédateur, et un Creepers limite sympathique lorsqu’il devient à son tour la victime. La fin quelque peu banale laisse penser à une suite : si Victor Salva reprend les rennes, gageons qu’il fasse découvrir dans le prochain opus les origines de cette sordide mais néanmoins magnifique créature.

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