Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi

Les armées de Sauron ont attaqué Minas Tirith, la capitale de Gondor. Jamais ce royaume autrefois puissant n’a eu autant besoin de son roi. Mais Aragorn trouvera-t-il en lui la volonté d’accomplir sa destinée ?Tandis que Gandalf s’efforce de soutenir les forces brisées de Gondor, Théoden exhorte les guerriers de Rohan à se joindre au combat. Mais malgré leur courage et leur loyauté, les forces des Hommes ne sont pas de taille à lutter contre les innombrables légions d’ennemis qui s’abattent sur le royaume…Chaque victoire se paye d’immenses sacrifices. Malgré ses pertes, la Communauté se jette dans la bataille pour la vie, ses membres faisant tout pour détourner l’attention de Sauron afin de donner à Frodon une chance d’accomplir sa quête.Voyageant à travers les terres ennemies, ce dernier doit se reposer sur Sam et Gollum, tandis que l’Anneau continue de le tenter …
Dernier volet de la plus grande saga Fantasy jamais réalisée, Le Retour du Roi ne pouvait décevoir les fans. Peter Jackson, en apportant quelques modifications à l’histoire, a défié les lois de la relativité : 3h20, c’est encore trop court !
Techniquement parlant, le film bluffe en permanence : Minas Tirith est grandiose, et renvoie l’image du gouffre de Helm à un petit jeu de construction Playmobil, les décors de Minas Morgul sont superbes et inquiétants, la Montagne du Destin est si réaliste qu’on se demande si une éruption volcanique n’a pas eu lieu au moment du tournage. Quant aux personnages et autres monstres, on frôle la perfection : les Nazguls ailés ainsi que les grands aigles sont bluffants, le Roi Sorcier charismatique, Les Trolls impressionnants, l’Oeil de Sauron on ne peut plus expressif … et Shelob (ou Arachne), tout simplement incroyable. Comparable à une mygale, mais de la taille d’un éléphant, elle surprendra le spectateur par son réalisme au niveau de ses déplacements, de ses stratégies. Pas forcément horrible, mais résolument fascinante. N’oublions pas les Morts, les Oliphants (impressionnants) …
Quant à l’histoire, Jackson avec ce 3e volet est plus fidèle que jamais (hormis le nettoyage de la Comté, qui ne semble pas faire parti de son histoire). Le jeu des acteurs est somptueux : mention spéciale à Sean Austin (Sam), véritable héros de ce 3e opus, avec une palette émotionnelle sans limite. Les fans de Gollum seront également servis (ne serait-ce que par l’introduction et la fin). Certains reprocheront le côté absent d’Aragorn, pourtant la pièce principale du titre … On notera cependant un petit défaut, qui sera sans doute corrigé avec la version longue : il semble que 3h20 ne furent pas suffisants au réalisateur passionné pour incorporer tout ce qu’il voulait y mettre (d’ailleurs, la bande-annonce du Retour du Roi contient des scènes non visibles dans le film, à l’instar d’Eomer qui pleure Eowyn …), et la fin peut surprendre (elle est comparable à une multitude de petites fins où seuls les fading semblent être le point commun …). D’après certaines rumeurs, la version longue avoisinerait les 4h10, soit 50 mn de bobine supplémentaire, dont, inéluctablement, la mort de Saroumane, qui fait défaut.
La boucle est bouclée, et avec plus de 10h au total, la Trilogie du Seigneur des Anneaux s’avère une des plus ambitieuses et une des meilleures réalisations jamais créees, relayant à des années lumières ce que produit Hollywood actuellement. Peter Jackson entrera sûrement dans la cour des Grands, juste à côté de Chaplin, Kubrik, Lynch …