S.W.A.T. Unité d’Elite

Si Dan Harrelson revient dans l’unité d’élité S.W.A.T., c’est pour former une nouvelle équipe dont il aura la charge. Contre l’avis de sa hiérarchie, ce vétéran regroupe de jeunes agents déjà intégrés, mais également quelques éléments au caractère bien trempé. Chris Sanchez, l’unique femme, Deacon Kaye et surtout Jim Street intègrent ainsi le programme d’entraînement intense. Jim n’attendait que ça. Lui qui avait été mis à pied quelque temps plus tôt pour une bavure de son coéquipier d’alors, Brian Gamble, trouve enfin l’occasion de saisir sa chanceAu même moment, Alex Montel, un redoutable trafiquant de drogue tout juste capturé, promet cent millions de dollars à celui qui le libérera par n’importe quel moyen. Cette énorme somme déclenche une surenchère de tentatives auxquelles les autorités ne peuvent plus faire face. L’équipe Harrelson est appelée en renfort …
Depuis le 11 Septembre 2002, les States nous imposent à environ un rythme de 1 production par trimestre les méfaits du terrorisme et de l’argent. S.W.A.T. est avant tout un film patriotique où même le plus brave, même le plus courageux peut être corrompu par un système.
Si le film est excellement réalisé, l’ennui gagne très vite du terrain par un scénario surfait, des acteurs bridés par un fil conducteur cousu de fil blanc (dès les premières secondes, on cerne tout de suite toutes les relations des personnages), et bien sûr, comme toute équipe montée qui se respecte, il y a les bons, les méchants, les amours, les traitres, et ceux qui vont passer à la moulinette.
Les scènes d’action sont vraiment bluffantes (la scène du jet privé est spectaculaire), mais à force de jouer les artificiers, Hollywood oublie de plus en plus ce qui captive le spectateur, lassé des FX si le scénario ne suit pas : une histoire qui captive.
Un film à aller voir s’il ne vous reste plus que ce dernier à compléter avec votre carte illimitée. Pour les malheureux qui paient encore leurs places au prix fort, boudez ce film pro américain, une fois de plus sauveur du monde (une chanson que l’on commence à connaître par coeur depuis 1945 …)