Ripoux 3

Voilà dix ans que les chemins de René et de François se sont séparés. De l’époque glorieuse où, flics, ils écumaient le quartier Montmartre, il ne leur reste qu’une poignée de souvenirs, l’argent de leurs ripouseries s’étant évaporé avec le temps. Tout à une fin. Jusqu’à ce que ça recommence. René, à la limite de la clochardisation, survit avec pour domicile un bateau déglingué amarré dans le bassin de l’arsenal en contrebas à la BRB, la Brigade de Répression du Banditisme. Le destin s’emploie à réunir de nouveau René et François. Cette fois non plus côte à côte, mais l’un contre l’autre. Passionné depuis toujours par les courses de chevaux et sûr d’un tuyau aussi gagnant que crevé, René veut à tout prix emprunter une somme dérisoire pour jouer. Il va se retrouver ainsi embarqué dans une affaire de blanchiment d’argent à laquelle sont mêlés des commerçants chinois de Belleville …
Ripoux un jour, Ripoux toujours. Avec cette belle accroche, Zidi revient 20 ans plus tard réchauffer son plat. Daube, bouse, pathétique : à vous de choisir.
Il est temps que les cinéastes français Zidi et Veber prennent leur retraite. Les duos (voire ici, trio) relatant des histoires à quiproquo, à scénario abracadabrant, et un humour toujours similaire (on mélange les phrases subtiles - difficile d’imaginer ceci dans ce genre de production, mais l’idée s’en rapproche - avec des gags bien lourds, et qui ne font plus rire personne depuis 20 ans. Thierry Lhermite et Philippe Noiret s’ennuient et il n’est pas difficile à penser que de gros cachets ont dû motiver pour reprendre les rôles de François et René. Quant à Lorant Dotsch, sa petite tête sympathique est désormais un handicap, enchaînant les mêmes rôles dans les récentes prod’ (Toutes les filles sont folles, ou le Coût de la Vie)
Une série qui aurait dû s’arrêter au 1, le 2 manquant cruellement d’originalité, et le dernier opus manquant son public : puisque l’on sourit 3 fois, et on s’ennuie 1h30.