La maison du bonheur

Un mari radin décide d’être enfin généreux avec sa femme en lui offrant une maison de campagne. Mais il ne peut pas s’empêcher de faire des économies et choisit donc de faire confiance à un agent immobilier douteux et à des ouvriers foireux qui vont transformer sa surprise en cauchemar.
S’il n’est pas donné à tout le monde de faire rire, la règle est également vraie pour un comique qui veut passer derrière la caméra : n’est pas réalisateur qui veut. Danny Boon signe ici son premier métrage. On y sent une réelle implication, tant au niveau esthétique que scénaristique. Néanmoins, la deuxième partie de la production empêche le passage du coup d’essai en coup de maitre. Dommage.
S’étant inspiré de sa pièce qui fit un tabac au théâtre, “La Vie de chantier”, Dany Boon loupe le coche en proposant un film très inégal. Magnifiquement entouré par Daniel “Dieu” Prévost plus déjanté que jamais, ainsi qu’une Michèle Laroque jamais décevante, il navigue entre plusieurs humours. Les plus incisifs proviennent d’ailleurs des dialogues, car les situations sont un peu abracabrantes pour que la sauce prenne.
Si la première partie s’en sort à merveille, avec une satire évidente sur la société de consommation, les envies de couple … la seconde moitié frôle le pipi/caca avec la “maison”. L’ambiance se plombe, et l’on finit par s’ennuyer. Danny Boon est bien sûr excellent, mais sa comédie est loin d’être aussi drôle que “Travaux” avec Carole Bouquet. Pour les nostalgiques, préférez dans la même thématique un vieux film des années 80, “La barraque à tout casser” avec un acteur alors méconnu à l’époque : Tom Hanks.