Kill Bill, Vol. 1

Au cours d’une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte retrouve ses esprits après un coma de quatre ans. Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n’a alors plus qu’une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l’organisation criminelle, dont leur chef Bill qu’elle se réserve pour la fin.
4e film de Quentin Tarantino (à qui l’on doit Pulp Fiction ou Reservoir Dogs), Kill Bill Vol. 1 est un film d’un genre décalé, non étiquetable, où le réalisateur comme à l’accoutumée, aime mélanger tels 2 délicieux plats incompatibles au niveau du goût sa passion de la boucherie sanguine et une qualité esthétique extraordinaire.
Au cours d’une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte (Uma Thurman) retrouve ses esprits après un coma de quatre ans. Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n’a alors plus qu’une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l’organisation criminelle, dont leur chef Bill qu’elle se réserve pour la fin.
Le film commence … et dès le départ Tarantino tape fort : proverbe Klingon en guise d’introduction, suivi d’un générique vieilli avec fond sonore décalé. La trame de l’histoire, bien que simple, est montée de manière comparable à Pulp Fiction, à savoir avec une certaine non chronologie de l’histoire, et les flashbacks deviennent un véritable délice.
Et à ce propos, évitez de manger avant de voir le film : en effet, avec Kill Bill, voyez en ce film l’allégorie de la boucherie gore, du sanguignolant extrapôlé. Bras, pieds, mains, têtes, tout vole, tout saute telle une orgie digne parfois des meilleurs films d’horreur des années 8O. Cependant résumer Kill Bill à une éfusion non stop de liquide rouge s’avérerait d’une stupidité colossale. D’une part, le réalisateur Tarantino sait monter les films, et nombreux sont les clins d’oeil de sa culture cinématographique (les chorégraphies des combats sont superbes, et les jeux de regard ne sont pas sans rappeler les meilleurs Sergio Leone). D’autre part, la qualité indéniable de la bande son. Ainsi passe-t-on du funk au rock, sans oublier des morceaux typiquement nippons, qui confèrent parfois à l’aventure un côté résolument anime/manga. Enfin, les acteurs, tout simplement prodigieux, avec bien sûr Uma Thurman incroyable. Le rôle de la mariée vengeresse est pour elle de démontrer tout son talent : qu’elle soit en larme, ou en tennis Puma en train de découper des corps, tout lui va comme un gant. Face à elle, Lucy Liu, plus belle, plus féline et plus actrice que jamais.
Entrer dans l’univers de Tarantino n’est pas évident. Après tout Pulp Fiction n’a vraiment fonctionné qu’une fois sorti en DVD. Il y a de fortes chances que le public français, de plus en plus habitué aux blockbusters de sous qualité, boudent ce petit chef d’oeuvre visuel, en le réduisant à un film de massacre. Si tel est le cas, ce serait comme traverser le Louvre sans voir la Jaconde ou le Radeau de la Méduse : une erreur impardonnable.