Souviens-toi de moi

C’est à Rome que vit la famille Ristuccia : Carlo, Giulia et leur deux grands enfants, Valentina et Paolo. Chacun d’eux se trouve à une période charnière de sa vie : Carlo ressent l’usure de son couple et se demande pourquoi il travaille avec Ricardo ; Giulia, enseignante, ne supporte pas de voir son rêve de théâtre s’évanouir avec les années ; Valentina et sa copine Anna rêvent de devenir vedettes comme ces filles qu’elles voient se trémousser à la télévision ; et Paolo se demande qui il est, convaincu qu’il n’est rien, il voudrait pourtant bien sortir avec Illaria. Nous suivons leur existence durant quelques jours ; une vie faite de décisions, de coups de théâtre et de hasards qui marqueront à jamais leur avenir. Toute cette famille traversera cette petite révolution en même temps, mais chacun pour soi…
On enchaîne avec le désormais schéma où l’on nous présente pour la nième fois une famille ‘normale’ qui est aux bords du déclin, et qui de par son implosion va faire naître certaines vérités enfouies. On pourrait s’en lasser : mais non, la sauce prend toujours.
C’est à Rome que vit la famille Ristuccia : Carlo, Giulia et leur deux grands enfants, Valentina et Paolo. Chacun d’eux se trouve à une période charnière de sa vie : Carlo ressent l’usure de son couple et se demande pourquoi il travaille avec Ricardo ; Giulia, enseignante, ne supporte pas de voir son rêve de théâtre s’évanouir avec les années ; Valentina et sa copine Anna rêvent de devenir vedettes comme ces filles qu’elles voient se trémousser à la télévision ; et Paolo se demande qui il est, convaincu qu’il n’est rien, il voudrait pourtant bien sortir avec Illaria. Nous suivons leur existence durant quelques jours ; une vie faite de décisions, de coups de théâtre et de hasards qui marqueront à jamais leur avenir. Toute cette famille traversera cette petite révolution en même temps, mais chacun pour soi …
Les familles qui se brisent, se recollent pour mieux se rebriser sont actuellement le fer de lance de beaucoup de production. La déchéance des familles seraient-elles devenues l’allégorie de la banalité des vies de couple ? Quoiqu’il en soit, les acteurs évoluant dans cet univers fougueux, totalement déraisonné, sont tout simplement prodigieux. Monica Belluci, après avoir servi tristement le public américain de ses atouts physiques dans Matrix Revolutions, prouve de par ce film ses talents dramatiques. D’une beauté fascinante, d’une passion démesurée, ses passages sont superbes. De l’autre côté la troublante Laura Morante, plus italienne et plus belle que jamais. Femme qui se bat pour ses convictions, son amour perdu, pour ses rêves inachevés … elle emmène le film là où bon lui semble : entre les rires, la gravité, la tristesse, le déclin … elle est reine. Sans oublier la troisième force, Fabrizio Bentivoglio, d’une nonchalence épatante, d’un charisme indéniable. Quant à la problématique de l’histoire, elle n’est pas simple, mais pourrait se résumer à la place de la passion et des rêves qui l’accompagnent face à la raison et à une vie monotone, mais sûre.
Un film émouvant, captivant, malgré une absence totale d’action, et qui nous fait penser qu’on ne peut oublier ceux qui ont fait battre nos coeurs jusqu’à l’implosion, y compris l’amour.