Le HibOO

Zatoïchi

C’est l’histoire d’un aveugle, masseur de profession, mais redoutable samouraï qui se promène de ville en ville. A son histoire viennent se regrouper d’autres aventures annexes d’autres protagonistes, et leur destin va se croiser …

Dernière réalisation du maître Kitano (père du film culte Battle Royal), Zatoïchi fait parti de ces films qui surprennent, tant son contenu est à mille lieux du cinéma occidental. Entre gore, comédie musicale et films de combat traditionnel. Succulent !

Ce qui surprend en regardant Zatoïchi, c’est la qualité esthétique. Musicalement, on navigue à mi-chemin sur des thématiques dignes de Joe Hisaishi, avec une mise en scène proche des comédies musicales. Sur le plan photo, ce sont de véritables fresques : qu’il s’agisse du village, ou des chemins des rizières, le cadre est magnifique. La vision : en effet, les angles de caméra ne sont pas sans rappeler les westerns. Sans oublier les acteurs, tout simplement parfaits.

Un film aux antipodes du cinéma occidental, et qui n’en est pas moins grandiose pour autant : même les scènes de tuerie (attention, il y en a pas mal) sont d’une beauté esthétique évidente, et le film passe vite, très vite. La scène finale est tout simplement géniale, mais chut …

Si les blockbusters sont actuellement la cause de votre indigestion cinéphile, précipitez-vous sur Zatoïchi, qui vous permettra de sursauter, de rire, d’être ému … bref de vivre un grand moment de cinéma.

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