Le HibOO

Tryo à l’Armada

Saltimbanques dans l’âme, fêtards accomplis, Tryo n’oublie pas cependant d’être sérieux dès qu’il s’agit de s’engager aux travers de leurs chansons. Interview d’un groupe qui respire la liberté.

Quel a été votre parcours ?

On a commencé dans une MJC de quartier, à Fresnes. Au début on était 3. On a commencé alors à faire de la scène, de là est venu le nom de Tryo. On est ensuite parti à l’aventure, on est devenu 5 puis on a crée notre notre album. On se disait qu’avec 3 voix, une guitare et des percus il y avait énormement à faire. Et j’espère que notre évolution au cours du temps s’entend dans le troisième album.

Qu’apporte le 3e album ?

On a pris des cours de chant surtout avec Hélène Bohy. Elle nous a permis de faire beaucoup de travail personnel et surtout de trouver notre voix.

Avez-vous une formation musicale avec des notions de solfège ?

Dans le groupe, il n’y a que 2 personnes qui sont passées par le conservatoire, le reste est autodidacte. Le travail de chant nous a surtout permis de diminuer la fatigue en fin de live. Sur le 3e album, on a pris l’aide d’un mixeur mais on reste toujours dans l’esprit d’autoproduction.

Comment ça se passe sur scène ?

C’est surtout du bricolage de morceaux. Avec les cours de chant, on a fait evoluer certains d’entre eux.

Et au niveau des composition ?

Les textes sont ecrits d’abord, puis on bosse avec les autres et avec notre prof de chant. Il nous a fallu 1 mois et demi de boulot en studio pour le nouvel album. C’est beaucoup plus de travail que lorsque l’on ne bossait que sur nos lives.

Le public attend de la qualité. Nous, on est rarement satisfait en sortant de scène.

Vous dîtes de ne pas avoir fait de solfège, mais il existe quand même de la rigueur chez Tryo ?!

Oui car le public attend de la qualité. Nous, on est rarement satisfait en sortant de scène. Mais l’énergie qui se dégage d’un concert est quand même une source de satisfaction.

Après tant d’années de festivals, concerts … avez-vous toujours le trac en montant sur scène ?

Oui toujours …

Vos meilleurs souvenirs de scènes ?

Les premiers festivals associatifs. Ceux qui ont eu confiance en nous et qui nous ont fait bosser (Vagabondanse…). C’était une super ambiance qui nous a permis de nous rendre compte de la valeur du métier.

Que pensez-vous de l’Armada ?

Je n’ai vu que les mâts. Je suis heureux que se soit gratuit. On est dans une situation batarde ce soir : on sent la culture menacée, on se sent pas à la fête mais on a quand même envie de la faire … On prend du plaisir à jouer, à communiquer nos chansons à un public qui n’est pas forcément celui qui nous connait.

Et le public rouennais ?

On a joué au Zénith et à l’Exo 7… on repassera. On est très bien accueillis.

Des projets futurs ?

On veut que le gouvernement revienne sur ses projets. On va finir notre tournée avec la même énergie et enregistrer un live. On ira ensuite à Madagascar pour un projet de création. Et libérer José Beauvais !!!

Un trackback

  1. 27.12.2006 | Le HibOO » Concerts, » Tryo au Zénith de l’Agglo

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