American Dreamz
L’émission American Dreamz rassemble des centaines de millions de téléspectateurs avides de voir s’affronter de jeunes chanteurs pop en quête de gloire. Mais le présentateur Martin Tweed veut faire encore mieux – plus démago, plus trashy, plus vachard, en un mot, plus « réel ». Une campagne de recrutement livre son lot de candidats hors normes. La formule séduit plus que jamais et les sondages atteignent de nouveaux sommets. C’est alors que l’ambitieux « Tweedy » a l’idée de génie d’inviter… l’hôte de la Maison Blanche à arbitrer la finale. Réfugié dans ses appartements privés, le Président Staton a désespérément besoin de regagner la confiance du peuple. Et quel meilleur tremplin qu’American Dreamz, la seule émission de télé – réalité capable de faire d’un nul une star ? Tweed anticipe déjà une finale explosive. Elle le sera à plus d’un titre…
Le sujet était intéressant, mais peut être déjà vu. En tout cas pas traité de manière originale. American Dreamz, où comment le président des Etats Unis se retrouve confronté au terrorisme, sur fond de télé – réalité. Un film moyennement réussi.
Satire de la société américaine, American Dreamz tombe trop facilement dans le cliché. Le président écervelé, façon Maire de New York dans Spin City, la blonde naïve, le producteur sans états d’âme, tout est grossi, de telle manière qu’on a du mal à se plonger réellement dans le film. Paul Weitz alterne le bon et le moins bon depuis l’impayable « American Pie », sorti en 1999. On cherche alors un intérêt au film, alors qu’il ne fait ni rire, ni réfléchir, encore moins pleurer. Alors que les attaques envers Bush et son gouvernement sont projetées sur grand écran depuis belle lurette, American Dreamz ressemble plus à un coup d’épée dans l’eau.
Hugh Grant, décidément très talentueux, surnage, au milieu d’un océan d’à peu près. Dennis Quaid, très décevant, pas crédible pour deux sous en président ou encore Mandy Moore en blonde prête à tout pour réussir, très peu convaincante. A côté de ces interprétations, quelques bons points, l’histoire est malgré tout plaisante à suivre nonobstant un scénario plus que tiré par les cheveux. Le rythme est bien soutenu, au moins on ne s’ennuie pas de ce côté là, pas suffisant pour sauver votre esprit de la paralysie. Au final, les autres sorties de la semaine méritent un coup d’œil prioritaire.


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