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Quelques jours en septembre

Quelques jours en septembre, film de Santiago Amigorena avec Juliette Binoche, Nick Nolte

1er septembre 2001. Elliot, agent secret américain possédant une information capitale pour l’avenir du monde disparaît… Sa fille Orlando, qu’il a abandonnée dix ans auparavant, Irène, un agent secret français avec qui il a travaillé, et David, son fils adoptif, vont tout faire pour le retrouver. Ils sont poursuivis par William Pound, tueur psychopathe et poète, lui aussi à sa recherche.

Road-trip psychologique sur fond de catastrophe, c’est la recette quelque peu alambiquée de ce long métrage dont on ne sait trop quoi penser. Juliette Binoche nous revient en ex-espionne devenue nounou, une belle performance qui éclaire un film sombre. L’ensemble moyen mérite le coup d’œil.

De bonnes idées scénaristiques, les quelques jours de Septembre sont bien sûr ceux qui précèdent les attentats contre les tours jumelles. Rassurez-vous, ce film est à l’opposé du documentaire, il s’agit là d’une histoire parallèle aux événements. On le comprend dès les premières minutes, c’en est dommage car c’est le film tout entier qui est dépourvu de suspens. Les idées sont intéressantes, doit-on rappeler que le réalisateur, Santiago Amigorena, est un scénariste chevronné qui a travaillé avec Cédric Klapisch notamment. Un film littéraire, un peu long, très sombre qui plaira aux amateurs de thrillers bien huilés.

Pour son premier film, Amigorena s’applique, sur les focales et les déplacements. Ses flous lointains sont très réussis, il en use et abuse, presque jusqu’au dégoût, un petit problème de dosage qui donne un style au cinéaste. Côté acteurs, Juliette Binoche, pas vraiment crédible en espionne retraitée, réussit pourtant à porter l’histoire sur ses épaules. Elle est bien mal secondée par Jonh Turturro, pas handicapé par son jeu d’acteur, mais plutôt par ce mal de chien à parler français. Les jeunes, autour de qui l’histoire tourne, se débrouillent très bien, particulièrement Sara Forestier, plus une novice à ce niveau, on la retrouvera d’ailleurs à l’affiche du Parfum, dans lequel elle a décroché un petit rôle.

Un premier film soigné, une intrigue qui s’étend sur quelques longueurs qui pousseraient presque le spectateur vers les bâillements. Sûrement pas le film de l’année, il mérite pourtant le coup d’œil, le côté attachant des protagonistes y est sûrement pour quelque chose.

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  1. 7.09.2006 | Le HibOO » Blog Archive » La rentrée du Cinéma

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