Hooligans

Renvoyé de la prestigieuse université de Harvard pour un délit qu’il n’a pas commis, Matt Buckner part se faire oublier chez sa soeur en Angleterre. Là-bas, il découvre la fièvre qu’engendre le football, et surtout les groupes de supporters qui défendent l’image et la réputation de leur club comme une religion. Sensible à l’esprit de camaraderie et à cette volonté d’absolu, Matt se laisse entraîner, mais prend aussi peu à peu conscience des coulisses d’un sport dont les joueurs sont les seigneurs et les fans les mercenaires… Ces cercles très fermés sont prêts à tout pour renforcer leur réputation et asseoir leur suprématie. La compétition ne se déroule pas que sur les stades, et entre ces groupes extrêmes, il n’y a jamais d’arbitre. Face à sa conscience et son passé qui le rattrape, Matt va devoir choisir ses règles du jeu…

Un film d’une violence inouïe, qui vous envoie un bon coup de poing dans la tronche. Hooligans, est un premier film plutôt réussi, il est vrai bien mené par Elijah Wood. Oubliez Fredon et le garçon au regard enfantin, c’est en jeune homme haineux qu’il se transforme ici et se fond à merveille dans ce Londres obscur…

Mis à l’écran sûrement pour la première fois, le phénomène hooligan choque et réserve quelques surprises au public non averti. Que penser d’un film qui fait passer les voyous pour des mecs sympas, est-ce une orientation voulue de la réalisatrice ? Oui, vous avez bien lu, c’est une femme qui a écrit et réalisé ce film de musclés. Une plongée en apnée au cœur des organisations secrètes, on ne parle pratiquement pas football ici, mais d’amour, de fidélité… à son club ! Il n’existe pas de marqueur de temps dans ce film, on l’imagine très bien quand le hooliganisme arrive à son apogée dans les années 80. Le film est rythmé, peut être va-t-il trop vite au moment de l’intégration de Matt (Elijah Wood) au sein du club. Un rock très lourd accompagne chaque empoignade, excepté la plus grosse, où les ralentis sont les bienvenus. Côté émotion, le courant passe, Lexi Alexander y met de sa féminité dans les rapports.

Elijah Wood est présent exactement là où l’on en l’attendait pas, c’est la marque des grands. Lexi Alexander nous livre un premier film tout en action et en intensité. Hooligans s’avale d’une traite mais se digère mal, la faute aux images. La caméra est au cœur des bagarres, on se prend des gnons en même temps que les durs à cuir. C’est bien filmé, l’utilisation des champs – contre champs indiquent une certaine maîtrise également.

Elle choisit de montrer qui sont les vrais voyous, les hooligans du film sont cadres, steward ou garagistes. Une mention est à mettre au second rôle Charlie Hunnam, un Brad Pitt élancé, très bien dans son rôle, même s’il lui manque un poil de charisme pour être totalement convaincant.

Au final, on ne s’ennuie pas un seul instant, on y apprend beaucoup sur un phénomène de société qui est à peine exagéré. Un bon conseil cependant : Il faut absolument voir ce film en V.O. ne serait-ce que pour les magnifiques chants de supporters.

Le scénario est loin d’être niais. Le football est vraiment mis en arrière plan, on ne voit que 20 secondes d’un match, le reste du travail se concentre sur la haine et la bêtise des hommes. A voir pour s’en prendre une bonne.

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Un commentaire

  1. je kiffe ce film il est trop bien il pète j’adore trop trop a mort et je kiffe en particulier charlie hunnam alias pete dunhamm
    putin mais quel beau goss sa devrait pas être permis d’être aussi beau pour faire réver des admiratrices
    BSX et si vous voyez charlie dites lui que je l’aime

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publié par Rod le 30 mai 2006 à 14:47

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