Le HibOO

Reeker

Cinq étudiants partent en voiture pour participer à une fête en plein désert, mais le voyage tourne court. Ils sont contraints de s’arrêter dans un vieil hôtel à l’abandon et sont vite dérangés par une puanteur tenace. Peu à peu, ils sont témoins d’étranges apparitions de voyageurs atrocement mutilés …

Dave Payne ressort pour la nième fois dans l’histoire du cinéma d’épouvante le classique schéma du groupe de copains version Bigard : on s’éloigne les uns des autres pour mieux périr. Toutefois, avec un twist final des plus surprenants, ce dernier montre à quel point son scénario est faussement prévisible ; et la réalisation aux couleurs cradingues ajoute à cette série B un petit plus qui permet d’être tenu en haleine.

On ne voit pas le temps passer avec Reeker, puisque dès les premières minutes, il y a déjà du sang comme il faut. La suite, tout le monde la connait sans avoir vu le film : des jeunes, de préférence plus beau les uns que les autres, de la bimbo blonde débile au macho courageux, les stétéotypes sont bien représentés. En fait tout l’intêret de Reeker se dévoile uniquement à la fin. Il faut donc patienter 1h30 pour apprécier à sa juste valeur toute les subtilités et interrogations du scénario.

La réalisation est plus que correcte, Dave Payne ayant pris le parti pris de couleurs à la “Saw”, c’est à dire du joli vert cradingue, pour mieux faire ressortir le côté sang. Du moins quand il y en a. Car il est rare. Le Reeker, qui rappelle étrangement “Jeepers Creepers” est très mal fait, mais qu’importe, le film est une série B, et il ne faut pas s’attendre à plus. Si ce n’est, une fois de plus, le twist final qui est une agréable surprise. Pour finir, le film possède quelques moments de flippe, mais rien de bien transcendant. A voir.

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