Le HibOO

Severance

Severance, film de Christopher Smith | Photo Claudie Blakley

Six personnes de la société de vente d’armes Palisade Defense se rendent à un week-end de paint-ball organisé par leur entreprise. Malgré l’étrangeté des lieux et les rumeurs qui s’y rapportent, le week-end démarre plutôt bien jusqu’à ce que les participants découvrent qu’ils sont devenus la proie de soldats d’élite légèrement dégénérés. Dès lors, ils vont devoir se battre pour leur survie et l’expression répandue dans leur business “tué ou être tué” va prendre tout son sens…

A peine un an plus tard après Creep, Christopher Smith revient avec un nouveau film d’horreur, même si rien ne ressemble à sa précédente production : ainsi passe-t-on d’un univers mystico-darko-gothique à ce qui peut s’apparenter au premier abord à un horror road movie classique. Personnages quelque peu surfaits, aux caractères différents, dans des situations tombant de Charybe en Scylla … on en mange depuis les premiers Zombies de Romero.

Severance, film de Christopher Smith | Photo Laura Harris

Néanmoins, Severance sur distingue sur plusieurs plans : d’une part, des acteurs complètement investis dans leur rôle, aussi drôles qu’effrayants, qui ne sont pas sans rappeler la bande de Shaun of the Dead, qui mêlait déjà scènes horribles et humour noir décapant : des scènes horribles dignes d’Hostel - d’ailleurs on se demande si après avoir vu ces deux films, on a encore envie d’aller passer ses vacances dans les pays de l’Est - mais tournées en dérision par des situations aussi loufoques que cocasses. Par ailleurs, à l’instar des premiers Romero, le film ne se contente pas de raconter l’histoire d’un groupe qui va se faire massacrer, mais critique littéralement les politiques occidentales qui ont vendu des systèmes d’armement aux pays de l’Est sans se soucier des conséquences.

Severance, film de Christopher Smith | Photo Danny Dyer

Pour résumer, Severance est une excellente surprise, au scénario abracabresque mais finement monté, à la bande originale ultra décalée (rappelez-vous l’intro de La Colline a des yeux, c’est dans le même esprit), aux personnages complètement caricaturaux mais bien dirigés … un film drôlement horrible.

Bande Annonce Severance (VOSTF)

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