Au départ, cela aurait du se faire dans un squat en banlieue. Désertique, détruit, délabré, graffé d’oeuvres éphémères inspirées. Pis cela s’est terminé à Paul Bailliart, à Massy, aka “la super salle de concert qui est à 20mn à pieds de la gare et que c’est trop super quand tu as 20 kg de matériel à transporter”. Mais voilà. Kouyaté Neerman, véritable OVNI dans les productions françaises actuelles, ça valait le détour. On oubliera les soucis techniques (oubli de carte mémoire, et hop, une caméra en moins, impossibilité de convertir une autre caméra au montage final … 2 en moins – ou encore tonalité principale des lights : bleu/violet, aka les couleurs qu’un 5D Mark II aime par dessus tout), et on se concentrera volontiers sur l’orginalité du projet, les sons incroyables qui peuvent se dégager d’un vibraphone lorsque l’on ose le plugger avec une distortion prévue originellement pour guitare électrique, la richesse harmonique qui se dégage. D’ailleurs c’est un peu ça Kouyaté Neerman : l’allégorie même d’un métissage réussi, sur tous les plans.
En concert jeudi 27 au Café de la Danse : et je ne saurais que trop vous conseiller de vous évader dans des sonorités sortant des simpiternels sentiers empruntés par des courants plus conventionnels où l’enchaînement d’un do majeur / ré majeur / mi mineur suffit à créer un refrain “tube”.
