Les Primeurs de Massy 4/4

Fin de festival … complètement HS, je me suis rendu une dernière fois à Massy pour cet événement hors norme. A la fois riche sur le plan musical (que de découvertes fantastiques), que sur le plan humain (la possibilité de parler aux artistes après leur set, ou la gentillesse des organisateurs, ou encore la possibilité de discuter photo avec d’autres journalistes), les Primeurs de Massy resteront l’un de mes meilleurs souvenirs. Flashback sur la dernière soirée, la moins impressionnante en terme d’affluence de public, mais qui n’avait rien à envier aux autres soirées du festival quant à la qualité et à la diversité musicales proposées.
- Photos : 97
- Date : 04.11.06
- Photographe : Rod
- Web : www.primeurs-massy.com
Lola Lafon & Leva (web)

Quand Lola et son groupe entrent sur scène, on se retrouve propulsé dans les ambiances des pays de l’Est : il faut dire que la chanteuse relatera souvent le mot “Roumanie”, et certains textes seront d’ailleurs chantés dans cette langue. Le petit bout de femme en jette de par sa présence, de ses regards complices avec ses musiciens, de par sa voix atypique, et de par la variété des morceaux présentés, qui mélangent parfaitement folk balkan, machines et rythmes rock. Bizarrement, les chansons sont festives, mais ne provoquent -presque - rien au sein du public qui, bien que réceptif, s’avère relativement amorphe (voire fatigué des trois soirées précédentes). Quoiqu’il en soit, Lola Lafon et Leva est un groupe de très bonne qualité, et non dénué d’humour (le bilan de compétence de l’ANPE restera dans les mémoires).
Simon Nwambeben (web)

Dès les premières notes, impossible de ne pas pense à la musique d’Ismaël Lo (voire parfois Pierre Akendengue) en écoutant la prestation haute en couleurs et mélodies magnifiques de Simon Nwambeben. Choristes aux voix cristallines, bassiste au groove inné, batteur discret mais efficace, sans oublier Simon au sourire permanent, le public accueillera comme il se doit cette formation très world music. A l’instar de Lola, Simon Nwambeben met à l’aise le public avec un humour bien placé, et la foule commence à se décoincer : il faut dire qu’il serait temps, car Beat Assaillant arrive …
Beat Assaillant (web)

Avec Oxmo Puccino, Beat Assaillant me réconcilie avec le hip-hop. Même s’il ne reste plus grand chose sur le plan musical hormis la manière de chanter, car Beat Assaillant ça groove, et pas qu’un peu. Mélangeant jazz, funk, soul sans concession (à renfort de piano et cuivres hauts de gammes, on reconnaît même une des deux choristes de Jehro, vue au Bataclan), les mélodies du groupe vous entrainent aussitôt dans une envie irrésistible de danser, de lever les bras. Le public semble être venu (dont une communauté internet du groupe) pour cette formation, l’ambiance y est incroyable. Inutile de tourner autour du pot, Beat Assaillant est une grosse claque. Oui je sais, j’aurais pu connaître avant, mais c’est tout l’avantage des festivals : découvrir. Le groupe est programmé cette année au Festival Nördik Impact à Caen : ne le manquez pas !
David Walters (web)

Chaque soirée des Primeurs de Massy nous propose son petit extraterrestre de la soirée : ainsi, après Troy von Balthazar et Boogers, c’est au tour de David Walters de surprendre l’auditoire. L’homme est seul, sa scène se résumant à une tonne d’instruments autour de lui. Sa voix lui permet de créer des rythmes, de chanter, de superposer des choeurs. Ses frontières musicales sont inexistantes : world, expérimental, pop, electro ou encore musiques traditionnelles, chaque chanson est un voyage indéfinissable, allégorie de la définition même de melting pot. Le public est plus que séduit (quand un homme seul est capable de créer une ambiance musicale demandant au moins 4 musiciens, ça force le respect), et le personnage s’avérera, hors scène, de la même sympathie qu’il laissait transparaitre lors de sa prestation (merci pour le potrait à l’arrache :))
Gabriel Rios (web)

Certainement le groupe qui m’aura le plus déçu. Non pas que ce dernier ne soit pas de qualité inférieure aux autres prestations, bien au contraire, mais les Primeurs de Massy a proposé trop de formations originales et novatrices pour qu’un groupe latino puisse me subjuguer. Les fans de bossa nova, salsa et rumba ont été conquis, sans nul doute. Le groupe bougeait bien sur scène, assurément. Mais je n’ai pas accroché, la fatigue n’ayant pas aidé à m’ouvrir davantage.
Au risque de me répéter, les Primeurs de Massy fut une expérience unique, des rencontres vraiment sympas, des découvertes d’artistes à la pelle, un public globalement curieux, et un accueil de la part des organisateurs irréprochable. A l’année prochaine !
Les Photos du Festival (Lola Lafon, Simon Nwambeben, Beat Assaillant, David Walters, Gabriel Rios)

























































































