Le HibOO

Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Le Rock Dans Tous Ses Etats : Photos, Concerts, Ambiance, Festival (Maximo Park)

Un cadre bucolique, un temps clément, une bonne programmation, le Rock Dans Tous Ses Etats 2007 s’est avéré être un bon cru pour cette 24ieme édition.

Vendredi 6 juillet

Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007, Evreux - Photos, Concerts, Festivals : Maximo Park
Babet @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Babet @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Akron/Family @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Akron/Family @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Didier Super @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Didier Super @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Miossec @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Miossec @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Nosfell @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Nosfell @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Maximo Park @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Maximo Park @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Sean Lennon @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Sean Lennon @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

I\'m From Barcelona @ Rock Dans Tous Ses Etats 2007
I'm From Barcelona @ Rock Dans Tous Ses Etats 2007

The Rakes @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
The Rakes @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Wax Tailor @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Wax Tailor @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

!!! (Chk Chk Chk) @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
!!! (Chk Chk Chk) @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Le Rock dans tous ses états commence bien avec Babet dont, comme le dit le programme du festival, il est impossible de ne pas tomber amoureux ! Je fait donc parti de ceux qui ont succombé à son charme, sa musique et sa gentillesse (une des rares artistes abordables par le public, signant des autographes juste à la fin de son concert). Entre Pink Floyd et ambiances chamaniques sur certains morceaux, les New Yorkais d’Akron/Family délivrent une musique psychédélique agréable à l’écoute malgré un show bien sage. En tout cas il est encore tôt pour entrer dans leur musique par cette journée ensoleillée. Premier choc du festival : sous-pull marron et troué, ventre qui dépasse, gueule de travers, 50% rock, 50% humour, 0% glamour, c’est Didier Super. “Punk des faubourgs”, accent du nord, humour second degré parfois limite, Didier n’est pas ordinaire, c’est certain. Les cons, les pauvres et les cathos, entre autres, en prennent pour leur grade. Je-m’en-foutisme, calculé, humour ravageur, à l’image de son tour de passe-passe, lorsqu’il disparait de la scène car la chanson suivante “n’a pas d’intérêt vocal” et qu’il réapparait, comme par magie, derrière le public : “les cons qui s’entassent devant se retrouvent derrière”. Didier Super prend tout le monde à contrepied. Lorsqu’il demande au public de lever les bras, c’est pour le porter jusque sur la scène. Irrésistible dans son genre. Nul besoin de présenter Miossec ; en revanche pour ceux qui ne l’auraient pas vu sur scène, ce chanteur a un charisme et une présence qui transcendent sa musique. Un grand moment de cette journée. Poète, danseur voire contorsionniste et musicien, Nosfell est hors du commun. Sa maitrise de l’auto-sampling, du beat boxing (percussions vocales) et sa présence sur scène, magique et gracieuse, ne peuvent laisser indifférent. Un ovni musical plein de poésie qui nous embarque comme rarement dans un voyage lointain tant musicalement que visuellement : à ne rater sous aucun prétexte. Cinq anglais, un chanteur monté sur ressorts spécialiste du saut, une énergie débordante, ce sont les Maximo Park. Même la coupure de son pendant leur 2ième morceau n’arrête ni leur énergie, ni leur humour, ni l’enthousiasme du public, une excellente prestation. Son papa est un des musiciens les plus célèbre de l’histoire de la musique, son prénom est Sean et son nom Lennon. Mais voila, le talent n’est pas héréditaire. Sur scène Sean Lennon c’est encéphalogramme plat, un charisme à l’antithèse de son ancêtre, en comparaison, Didier Super c’est John Lennon. Musicalement cela s’écoute tranquillement, mais pas la peine de se déplacer pour le voir, vous ne raterez rien. Dire qu’à la même heure, sur la tout petite scène, la papa mobile, il y a avait un groupe complètement bluffant, I’m From Barcelona. L’heure de leur set ayant été repoussée, ils jouent en même temps que Sean Lennon et je ne peux assister qu’à la fin de leur concert, si j’avais su… Ils ne sont pas espagnols comme leur nom le laisse entendre mais suédois. Ils remportent sans conteste la palme du concert le plus festif. Ils sont un nombre incalculable sur scène (29 officiellement mais je n’ai pas compté). Ayant eu le temps d’assister à la balance, j’ai vu le régisseur s’arracher les cheveux à régler le son des micros. Habillés de toutes les couleurs, c’est un peu la bande à basile, en moins ringard, croisé avec une ambiance de kermesse : vente de t-shirt, lancé de ballons et de confettis. Leur show est un hymne à la joie et au bonheur, c’est la fête sur scène et dans le public, en feu. Je suis conquis et surpris qu’un groupe pop dégage une énergie de cette trempe. Pour simplifier, Alan Donohoe le chanteur de The Rakes est issu d’un croisement entre un robot épileptique tout droit sorti d’un clip de Kraftwerk et de Robert Smith. Sur scène cette pile électrique emmène The Rakes très haut et met le feu au public. Deux morceaux incontournables : “We danced Together” et “Open Book”. Un des meilleurs concerts de ces deux jours. La nuit est tombée lorsque Wax Tailor monte sur scène. Musique excellente mais show inintéressant. Pas facile de faire quelque chose de visuel avec des platines et des ordinateurs. Heureusement la chanteuse et les musiciennes sauvent le visuel par leur grâce. La grosse claque de la journée c’est !!! (Chk Chk Chk) ! Le nom de ces américains permet difficilement d’imaginer leur univers musicale pourtant si riche : rock, des rythmiques répétitives à la sauce electro, rock progressif et une pêche d’enfer. Le public est en feu devant ce groupe aux trois percussionnistes dont deux batteurs, originalité qui se ressent dans leur son par la puissance et la qualité des rythmiques. Il sont d’ailleurs signés sur un label à vocation plutôt électronique au départ : Warp Records.

Samedi 7 juillet

 Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007, Evreux - Photos, Concerts, Festivals : Mademoiselle K
Mademoiselle K @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Mademoiselle K @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Midlake @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Midlake @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Peter Von Poehl @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Peter Von Poehl @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Jehro @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Jehro @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Cake @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Cake @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Sharko @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Sharko @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Clap Your Hands Say Yeah @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007
Clap Your Hands Say Yeah @ Le Rock Dans Tous Ses Etats 2007

Présence sur scène, charisme et excellente musique, Mademoiselle K. nous donne une bonne claque pour le premier concert de la journée et ça réveille. Son show est bien rodé et en même temps déjanté, c’est un plaisir à écouter et à voir. Moins emballé, doux euphémisme, par le groupe suivant, Midlake est un peu le contraire de Mademoiselle K : visuellement c’est plat et musicalement je n’ai pas réussi à entrer dedans. Peter Von Poehl, déjà vu la semaine dernière au Furia Sound Festival, produit un set pratiquement identique. C’est de la bonne pop avec quelques morceaux au dessus du lot : “Going where the tea trees are”, influence rock progressif à la sauce Air ou encore “A Broken skeleton Key”. Jehro n’est pas une bête de scène, certains photographes vont même jusqu’à le boycotter, mais la qualité de ses compos fait oublier cela très vite et son concert est un bonheur à écouter par ce beau soleil. Je passe sur Cake sur lequel je n’ai pas du tout accroché pour voir sur la petite scène, un groupe local : Draft. Énergiques et énervés, ils assurent et mettent l’ambiance sur cette scène quelque peu désertée par le public à ce moment. Il faut dire qu’il y a de la concurrence sur les autres scènes. Je cours pour traverser cet espace champêtre et ne pas rater le début de Sharko, groupe que j’ai découvert il y a peu et pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur. Les premiers morceaux sont plutôt calmes et David Bartholomé et ses accolytes ne bougent pas trop. Je reste jusqu’à la fin de leur set, au milieu du public pour profiter au maximum de l’ambiance et du son : un des rares concerts qui m’a donné des frissons. La voix de David Bartholomé, à la limite de la justesse parfois, conjugue sensibilité et force. Les mélodies sont au niveau de ce que peut faire Radiohead : irrésistibles. Malheureusement c’est le dernier concert pour moi pour cause de dernier train vers Paris : Clap Your Hands Say Yeah ne me laissera pas un grand souvenir, tant visuellement que musicalement mais difficile de se faire une vraie idée d’un groupe en trois chansons. Au final, le cadre, l’accueil du staff du festival, l’ambiance dans le public, le temps ensoleillé, une première cette année, la possibilité de voir en entier les concerts et la qualité de la programmation me laisseront un excellent souvenir : cette 24ième édition de ce Rock Dans Tous Ses Etats, du très bon. Tout simplement.

Un trackback

  1. 18.07.2007 | Les photos du festival "Le rock dans tous ses états" 2007 à Evreux sont en ligne « Un photographe indépendant à Paris

2 commentaires

  1. Bon compte-rendu! Par contre, le meilleur souvenir du week-end reste pour moi le concert incroyable du trio Peter Bjorn and John sur la Papamobile samedi soir. Il ont réussi à faire à trois ce que certains groupes font à six! Terrrrible!

  2. Je ne les ai malheureusement pas vu, merci pour l’info :)

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