Le HibOO

Soirée Custom : Daddy Longlegs + Cut off your hands + The Duke Spirit au Nouveau Casino

Nouveau Casino - Photos, Concerts : Soirée Custom, The Duke Spirit - 20 février 2008

Les concerts rock étaient très rares en ce 20 février. Et l’on pouvait résumer la situation ainsi : d’une part, la soirée Custom au Nouveau Casino, et d’autre part, Nada Surf au Showcase. L’un affichait ultra complet depuis longtemps - je vous laisse deviner lequel - tandis que l’autre, nonobstant des invitations au kilomètre - webzines et sites internet powah ! dont le hibOO - n’arriva pas à blinder la superbe salle située Rue Parmentier. Et quelque part, tant mieux : rien de tel que de déguster un live sans être compressé comme des phacochères suintants. 3 découvertes pour ma part, qui ne me fit aucunement regretter mon déplacement

Toujours sans appareil photo, Juliette me sauva une fois de plus la vie en me prêtant son 20d. Mais cette dernière avait un rendez-vous à 19h. Rendez-vous donc une demi-heure au métro Parmentier pour récupérer le matériel, et me retrouver quelques minutes plus tard devant le Nouveau Casino. A cette heure-ci, seuls 2 illuminés attendent patiemment - heure annoncée : 20h … youpi : l’un des inséparables loustiques du blog Rock N' Roll MotherF***S et … moi. Forcément la discussion s’entame, et l’heure d’attente passe relativement vite : Cocoon, The Do et Moriarty forcent l’unanimité, même si mon interlocuteur trouve la galette de Cocoon la plus aboutie … pendant cet échange, le public commence à s’amasser de manière assez anarchique - la file indienne n’existe jamais au Casino : on devrait plutôt parler d’atroupement circulaire ; beaucoup semblent être venus pour The Duke Spirit, un groupe outre-manche emméné par la charismatique Liela Moss. La salle peine à se remplir - il faut dire que retrouver son nom dans une liste d’invités assez conséquente est un exercice pour le moins fastidieux pour la charmante demoiselle à l’accueil, qui offre un sourire radieux face à une situation pas forcément évidente niveau relationnel. Le ton est donné : tout va démarrer en retard. 2h après être arrivé devant le Nouveau Casino, les Daddy Longlegs entrent sur scène, et on oublie immédiatement toute cette épopée qui finalement n’est qu’un train train quotidien pour ceux et celles qui sont habitués aux lives sur Paris.

Daddy Longlegs (web)

Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Daddy Longlegs @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 20-02-08 • Voir les 34 photos » Galerie | Popup | FlickR

Avant même d’entendre la moindre note, je suis surpris de reconnaître à la guitare le “guitar heroe” d’Olivia Ruiz, Robin !!! Cela s’annonce sous les meilleures augures … et il faut bien l’avouer, Daddy Longlegs assure vraiment durant tout son set. Un pop rock mélodique, avec quelques pointes de passages pêchus, le tout avec une présence scénique qui attire autant l’oeil que le tympan. On pourra regretter qu’une telle formation ne soit pas mis davantage en lumière - ce qui sera une remarque que l’on pourra réutiliser volontiers pour les autres groupes de la soirée - tant elle recèle d’un son incroyablement personnel et percutant. C’est à la fois doux et sauvage, endiablé et savoureux. On retiendra surtout “Such a Shame”, n’ayant rien à envier aux groupes à dimension internationale, et son flot verbal qui titille l’attention. Première bonne découverte de la soirée.

Cut off your hands (web)

Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 Cut off your hands @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 20-02-08 • Voir les 42 photos » Galerie | Popup | FlickR

Imaginez ce quator anglais comme une sorte de symbiose entre The Hives sur le plan scénique, Kaiser Chiefs ou Pigeon Detectives sur le plan rythmique et vocal, le tout avec une pointe de The Rakes … et vous êtes assuré de passer un bon moment ! Il faut dire, qu’à peine arrivé sur scène, le leader a eu la bonne idée d’offrir aux premiers rangs son CD, certes dépouillé (pas de boitier, pas de jaquette), mais l’intention est à la fois rare et louable. Niveau chansons, on a forcément l’impression d’écouter 10 fois le même titre - effet The Hives - mais on pourrait cataloguer - sans aucune tentative de dénigrement - Cut off your Hands comme du “rock à minettes”, venues en masse d’ailleurs - et en partie anglaises. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter “Oh Girl”, prototype même d’un courant rock anglais vraiment calibré pour plaire à un public jeune et sautillant. Le moment est vraiment agréable, et la répétitivité musicale passe inaperçue grâce à la présence scénique exhubérante de Nick, qui s’accapare tous les regards présents.

The Duke Spirit (web)

The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008 The Duke Spirit @ Nouveau Casino (Soirée Custom), Paris | 20.02.2008
Photos par Rod | Le-hibOO.com • 20-02-08 • Voir les 48 photos » Galerie | Popup | FlickR

Originellement prévu en deuxième position, on ne regrettera pas le choix de dernière minute consistant à interchanger Cut off your Hands et The Duke Spirit. Pour deux raisons : d’une part, parce que la plus grande majorité du public semble être venue pour ce groupe, et que ce même public aurait sûrement déserté la salle. Par ailleurs, “le meilleur pour la fin” prend ici tout son sens : la sulfureuse et l’hypnotique Liela Moss, accompagnée de ses acolytes effacés - surtout au niveau lumières :) - a tout simplement médusé Même si paradoxalement, The Duke Spirit a bénéficié d’un son particulièrement mauvais - surtout le chant complètement en retrait, sauf si l’on faisait le sacrifice de quitter le premier rang pour déguster le spectacle au loin à l’étage. On n’arrive pas vraiment à comprendre pourquoi un tel combo n’arrive pas à faire parler de lui, tant il s’avère succulent à l’écoute - un destin à la An Pierlé. Ce qui m’a incroyablement surpris, c’est la frontière poreuse (merci PPDA qui vient de m’inspirer cette expression) qui existe entre l’univers de Liela Moss et celui de Phoebe Killdeer - version solo. On retrouve ce même côté déjanté, ce même son rock / indie … et à l’instar de la chanteuse de Nouvelle Vague, le charme est immédiat, et l’addiction immédiate. C’est tellement bon à écouter à et à regarder qu’on prend son appareil photo, on le range bien gentiment, et on déguste depuis la mezzanine le spectacle offert. On regrettera néanmoins un show bien trop court - 1h !!! - qui aurait pu s’éterniser quelques minutes de plus, histoire de ne pas rester sur sa faim. Il n’y a rien de plus extatique que d’assister à un concert où tous les groupes vous ont plu, où vous avez pu apercevoir dans le public des sourires radieux, des yeux pétillants, et des ovations qui vous transportent dans une sorte d’euphorie. Il y en a qui ressentent ça avec un sport naze … le foot, paraît-il :)

… D’un point de vue photographique

Matériel : Canon 20d + 18-55mm 3.5-5.6 + 28-70 2.8, le tout prêté par Juliette. Je ne suis pas forcément partisan du 70-200 en petite salle, mais j’avoue que depuis la mezzanine, j’aurais bien aimé faire quelques essais. Néanmoins, rien de tel que des grands angles pour capter avant tout des mouvements plutôt que des expressions faciales qui vont être sur xxx blogs / webzines. Le non choix niveau matériel impose justement des choix et des parti pris niveau photo. Et en ce moment, sans matériel fixe, j’aime beaucoup ce côté roulette russe avant un concert :)

Format d’enregistrement : JPG, format L

Réglages : 1600 ISO / balance des blancs auto / autofocus central / mesure spot / exposition manuelle / sans flash.

Notes : A l’instar du concert d’AqME au Nouveau Casino, j’ai retrouvé ici une situation quasi similaire : des lights intéressants (même si plus difficiles, mais avec des projections très jolies visuellement, surtout lorsque l’on décide de quitter le premier rang), une salle pas complète permettant de naviguer dans le public sans trop déranger, la possibilité de pouvoir shooter depuis la mezzanine … j’ai surtout apprécié shooter Cut off your hands, un véritable pain béni pour tout photographe qui aime l’action en concert : le mec saute, se roule par terre, se tord dans tous les sens : il y a juste à shooter, et on est à peu près certain d’avoir un résultat plus ou moins intéressant. Bizarrement, j’arrive plus facilement à retoucher mes photos à partir d’un 350d qu’un 20d. Peut-être que le 20d est plus optimisé pour le RAW, allez savoir. Je n’ai en revanche pas été très inspiré pour The Duke Spirit, que j’ai en fait préféré écouter : une fois que l’on a goûté à la mezzanine, et que l’on voit au loin une dizaine d’objectifs / téléobjectifs pointant vers la chanteuse, on éprouve un léger sentiment de honte en tant que photographe - photographier un concert, oui, mais dans quel but ?, et l’on préfère laisser ce petit monde utiliser la rafale, et le flash ; et j’en ai profité - pour une fois - pour faire ce que tout homo sapiens normalement constitué fait à un concert : savourer davantage un spectacle avec ses yeux plutôt qu’à travers un viseur.

Un commentaire

  1. “(…)et que l’on voit au loin une dizaine d’objectifs / téléobjectifs pointant vers la chanteuse, on éprouve un léger sentiment de honte en tant que photographe - photographier un concert, oui, mais dans quel but ?”

    Mon dieu, Rod reprends toi, pas de nervous breakdown ! .. Celui qui photographie au moins un concert par soir, surement plus de 500 groupes par an, qui cotoie les artistes, qui fait des photos plus originales les unes que les autres se met à avoir honte à cause d’une mezzanine, d’une belle blonde et de quelques personnages qui font la même activité photographique ?

    Le but c’est simplement ce qu’apprécient les lecteurs du Hiboo .. de belles chroniques, de belles photos, il n’y a pas forcément de honte à avoir…

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