The Elektrocution au Glazart : Je suis en pause, je mange mes frites

The Elektrocution, mes chouchous de Rouen que je suis depuis quasiment leurs débuts (et que j’avais déjà manqué faute d’une organisation foireuse de / à La Mécanique Ondulatoire), jouaient “officiellement à 23h” au Glazart en ce vendredi 28 mars. Oh !!! Le live-report en ligne 20 minutes plus tard ? Si vous avez envie de vivre l’expérience la plus “je me fous de ta gueule” de l’histoire du HiboO, alors vous n’allez pas être déçu du voyage ! :)
- Date : 28.03.08
- Adresse : 7/15 porte de la Villette 75019 PARIS
- Téléphone : 01.40.36.55.65
- Web : www.glazart.com
Avec Alex - et son frère - nous décidâmes en ce début de week end de nous rendre au Glaz’Art afin de revoir The Elektrocution. Sur le site officiel du lieu, ainsi que sur divers supports partenaires (dont Oui-FM, mais aussi Infoconcert), on apprend que le groupe rouennais inaugure une “Guerilla Party”, le pendant des soirées Sabotage à l’Elysée Montmartre. Deuxième indice louche (le premier étant l’horaire) : un groupe punk garage au milieu de DJ sets …
22h30, on se gare vite fait sur l’espace Taxis (la Guerilla’s Attitude coulait déjà dans nos veines) quand deux aimables vigils (disons aussi aimables que peuvent être des tyrannosaures devant un gentil troupeau de brontosaures) nous interpellent pour nous chanter de manière mélodieuse “NON VOUS RENTREZ PAS, C’EST COMPLET”. On sent tout de suite une possibilité de dialogue très ouverte, et dès lors j’expose 2 faits en 1 seul (peut-être ai-je trop surestimé mon interlocuteur)
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“Pardon, mais le concert d’Elektrocution est annoncé à 23h, et nous voudrions voir Gaëlle qui nous a invités” (Gaëlle travaille donc au Glazart)
- Non, c’est complet. Le groupe ça vient de finir, et c’est impossible que vous ayiez vu 23h quelque part. Maintenant l’ouverture c’est minuit.
- (Donc je suis un menteur, implicitement : la capture ci-dessus prouve malgré tout que l’on lit Soirée à 23h). Est-il possible que vous puissiez appeler Gaëlle ? Afin que l’on ne se soit pas tapé le périph’ pour rien ?
- Non. Je suis en pause, je mange mes frites. (On en déduit donc que mon interlocuteur était incapable de faire 3 choses en même temps : manger son p’tit mac do succulent prévu pour les gens nomades, marcher jusqu’à la porte du Glazart, et contacter Gaëlle).
- OK, allez, on se casse” (il faut savoir se résigner devant des choses qui nous dépassent)
Voilà. Je n’ose imaginer les potentiels fans de Rouen qui vont sans doute avoir un accueil similaire, et qui auront été ravis de faire 240 km (A/R) pour entendre “je mange mes frites” devant l’un des lieux culturels les plus excentrés de la Capitale. Alors chanceux et chanceuses qui ont eu l’info, ou qui ont été prévoyants : The Elektrocution au Glazart c’était bien ?
Ceci dit j’émets une hypothèse : sans doute que les concerts finis devaient être Acetate Zero + Magyar Posse … et que la soirée “qui commence à minuit” était en fait celle de 23h, et que donc The Elektrocution n’ont pas encore joué au moment où je rédige ce billet. Ce qui confirme donc que si le vigil avait eu L’ENVIE et la SYMPATHIE de voir Gaëlle, j’aurais pu vous ramener autre chose qu’un coup de gueule que j’estime justifié.
Gros cafouillage au niveau orga en effet… Nous avons joué à 1h45 du matin. Quand nous sommes arrivés un peu avant minuit, ils passaient le balais entre les deux soirées, assez surréaliste! car bien entendu le fait qu’il y est deux soirées en une (rentabilité oblige) nous dépasse nous, pauvres provinciaux. Vraiment désolé pour ceux qui comme toi ce sont fait avoir, en espérant que ça n’ai pas fait le coup à trop de monde. (car au final on avait pas tant de monde que ça dans la salle).
Bises rouennaises,
Maxime