Yael Naïm à la Boule Noire

Alors qu’à la Cigale Sayag Jazz Machine va battre son plein, le petite salle juxtaposée accueille et ce jusqu’au 8 décembre - à guichets fermés, Yael Naïm. Découverte seule en première partie de Delerm à l’Olympia, et déjà surprenante, retrouvée aux Primeurs en compagnie de ses musiciens ce soir le rendez-vous est à la Boule Noire. Dès l’entrée, c’est l’univers de Yael Naïm qui prédomine, la salle est en configuration assise pour l’occasion, pour plus d’intimité. Une invitation au plaisir de plonger au fil de sa voix dans son petit bazar musical.
- Date : 27.11.07
- Photographe : Alain G.
- Adresse : 118 Boulevard Rochechouart 75018 PARIS
- Téléphone : 01.49.25.81.75
- Web : www.laboule-noire.fr
Clément ???
“L’inconnu du jour”, pourrait s’appeler ce musicien. Très avare en pub ou en terme d’ego puisqu’il ne se présente même pas. Jeune homme à la guitare, seul comme tant. Il est vrai que de demander de l’originalité dans ce type de cas, c’est difficile. Mais voilà il y arrive, comme quoi c’est possible, avec une large dérision de lui même et son petit côté “a côté de la plaque”. Il reprend avec plaisir et distance “Pas assez de toi” de la Mano Negra, s’amuse sur des variations Britneyennes pour finir ces chansons. On pourrait presque le prendre pour un amuseur de la galerie, si il n’avait pas cette voix à la Jeff Buckley, et cet univers folk dans les chansons de son répertoire. Artiste atypique en somme.
Yael Naïm (web)
Yael Naim @ La Boule Noire, Paris | 29.11.2007
Photos par Alain G. • 30-11-07 • Voir les 21 photos » Galerie |
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| FlickRPour rentrer dans ce petit cocon qu’est la musique de Yael Naïm, la belle choisit “Paris”. Choix judicieux, tant cette chanson répresente toute sa diversité linguistique et musicale. Linguistique, car la particularité de cette dernière c’est de chanter aussi bien dans sa langue natale l’hébreux qu’anglais ou français. Musicale car autant certains morceaux peuvent sonner pop, autant d’autres frôlent la balade jazzy et, et dans un cadre général, l’expérimentation. Sa voix lui offre une aisance et peu de limites dans les styles musicaux qu’elle aborde ; c’est plus ces audaces diverses qui font de Yael Naïm une jeune artiste atypique. Dans l’esprit d’un “Big Band”, le plateau est un joyeux bordel entre les instruments démultipliés, les oreillers parsemés, les musiciens, ses déambulations, les cadres et ces petits intermèdes avec cet accent charmant. Très à l’aise et complice avec sa bande de musiciens qu’elle présente a tout va - ils font tout autant partie de cette aventure. La reprise déjà fabuleuse de “Toxic” devient avec l’arrivée de Spleen, tout simplement grandiose. Sur “Shelcha” (déjà en duo sur l’album) l’inconnu Clément, de son prénom, rejoint la brunette pour une declaration d’amour impossible entre deux langues, entre deux voix. Au final, la chanson la moins sympathique du set est finalement le single “New Soul” tellement il sonne calibré radio, ce qui assure inéluctablement un succès complet, puisque le public semble déjà la connaître par coeur. Martelage sur Europe 2 et sur NRJ du single font que pour avoir la chance de l’écouter en live il va falloir attendre les 7 et 8 avril 2008 pour 2 concerts à la Cigale et dès le mois de mars pour la province. Une belle étoile semble née, sous ses abats jours rétro, à suivre.